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Benedict Cumberbatch: l’homme qui aimait les chats

Benedict Cumberbatch
Photo AFP Benedict Cumberbatch

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Bien avant les lolcatz et autres délires imagés de chats que l’on trouve à foison dans Internet, un certain Louis Wain, un Britannique de l’époque victorienne, a popularisé les dessins d’adorables félins. Incarné au grand écran par Benedict Cumberbatch, l’homme n’a pas eu une vie des plus faciles. L’acteur, accompagné de Claire Foy, sa femme à l’écran, nous en a parlé avant la sortie du film en salle.

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Dans l’Angleterre de 1880, Louis Wain doit pourvoir aux besoins de sa mère malade et de ses sœurs Caroline (Andrea Riseborough), l’aînée de la famille, et Claire (Aimee Lou Wood, vue dans la série Sex Education). Louis est illustrateur, spécialisé en dessins d’animaux, qu’il vend à différentes publications de l’époque – Toby Jones incarne un éditeur de quotidien londonien et, plus tard, on verra Taika Waititi en éditeur américain.

Caroline embauche Emily Richardson (Claire Foy) comme gouvernante des sœurs plus jeunes. La jeune femme ne semble pas prendre ombrage de l’excentricité de Louis Wain et les deux tombent amoureux l’un de l’autre... au grand dam de la société de l’époque, Emily ayant 10 ans de plus que Louis et étant, de surcroît, employée de la maisonnée.

Mais elle tombe malade – un cancer du sein – et meurt peu de temps après leur mariage. C’est elle qui recueille Peter, un chaton abandonné, et Louis commence alors à dessiner des chats, ce qui le rendra célèbre jusqu’aux États-Unis, tout en vivant dans le souvenir de celle qu’il a aimée.

Une histoire d’amour

Dans la vie, Benedict Cumberbatch et Claire Foy sont amis. À l’écran, ils ont déjà joué ensemble dans le long métrage britannique Wreckers, sorti en 2011.

«J’ai adoré ce rôle, a indiqué Claire Foy lors d’une table ronde avec les journalistes, à laquelle a participé l’Agence QMI. Emily était comme un bain chaud. Elle était intéressée par le monde dans lequel elle vivait. Elle voyait la magie présente dans les petites choses de l’existence, et c’est une qualité rare.»

L’amour que Louis porte à Emily perdurera toute sa vie, même si l’homme – et cela est évident dès le début du film – souffre de troubles mentaux qui ne sont jamais nommés dans le long métrage, les spécialistes ne s’accordent toujours pas, certains affirmant que

Wain souffrait de schizophrénie, tandis que d’autres penchent pour un trouble du spectre de l’autisme.

«Nous avons été très prudents, nous voulions montrer un être humain d’abord et avant tout. Je me suis inspiré de rapports anecdotiques décrivant la manière dont il agissait en public, dont il parlait, et qu’on peut décrire comme «monochrome». Je crois qu’en privé, il était beaucoup plus décontracté», a répondu Benedict Cumberbatch à la question de l’Agence QMI sur la manière dont il a travaillé le rôle, et notamment la maladie mentale dont souffrait l’artiste.

«Je voulais montrer au monde entier que c’est bien d’être différent. Je n’ai pas étudié la maladie, je l’ai étudié lui et sa situation difficile. Et je me suis retiré dans des endroits très isolés, solitaires et dangereux de sa psyché pour les scènes dans lesquelles il perd tout contact avec la réalité, ce qui lui arrivait souvent», a ajouté l’interprète.

«Avec un peu de chance, ce film répètera que, si l’on se sent différent, si l’on voit le monde d’une manière différente de ce qui est considéré comme la normalité, on a sa place. Il faut aller vers les personnes qui éprouvent de telles difficultés, les accueillir, les écouter et prendre conscience de leur valeur et de grandes choses se produiront. L’art en général en est la preuve et l’œuvre de Louis l’est en particulier grâce à l’amour que lui portait Emily.»

Quant à savoir si l’acteur aime les chats... et bien... «j’adore les chats en dehors d’un plateau de tournage. Ils sont indépendants, mystérieux, mystiques, magiques. Je crois qu’ils nous rappellent quelque chose de sauvage en nous. La chose importante dont il faut se souvenir, c’est que Louis a utilisé les chats comme un code secret pour nous montrer notre nature profonde.»

La vie extraordinaire de Louis Wain a pris l’affiche vendredi.

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