/entertainment/movies
Navigation

Ma vie en films: Catherine Therrien raconte ses souvenirs de cinéma

Catherine Therrien
Photo courtoisie La réalisatrice Catherine Therrien

Coup d'oeil sur cet article

Celle qui était «première de classe», étudiante «en sciences pures au cégep», a mis du temps à se diriger vers le cinéma. Alors que son dernier film, Une révision, fera l’ouverture du festival CINEMANIA, avant de prendre l’affiche le 4 novembre prochain en salles, la réalisatrice s’est plongée dans ses souvenirs du septième art.

• À lire aussi: La contemplation du mystère: une chasse mystique

• À lire aussi: Dune, de Denis Villeneuve: pour l'amour du cinéma

Catherine, quel est votre premier souvenir d'une salle de cinéma?

C’est Deux flics à la maternelle. Je suis à Lac-Mégantic — je viens de Lac-Drolet, une petite municipalité des Cantons-de-l'Est. C’est le premier film dont je me souviens. Je me souviens d’être impressionnée par Arnold Schwarzenegger et tout le film, dont le principe est basé sur les plongées et contre-plongées extrêmes. Je l’avais vu doublé et je me souviens aussi de la célèbre réplique: «Les garçons, ils ont un pénis et les filles, elles ont un vagin.» Mon frère et ma sœur faisaient exprès pour me gêner... j’avais 5 ou 6 ans!


Votre premier film marquant?

J’ai tellement vu de films, petite... Titanic m’avait marquée. Mais le premier film vraiment marquant pour mon imaginaire à moi et ma volonté de faire du cinéma est Les bons débarras. J’étais une lectrice assidue, je lisais chaque soir avant de me coucher, j’étais tout le temps en train de lire des livres, parfois je recommençais celui que je venais de finir.


Et un plus récent?

J’ai accompagné Une révision au Festival d'Angoulême en France et j’y ai vu Ils sont vivants, de Jérémie Elkaïm. Il est également acteur. Je l’ai découvert dans La guerre est déclarée, qui a été réalisé par sa femme de l’époque, Valérie Donzelli. C’est l’histoire, avec Marina Fois, d’une infirmière et préposée aux bénéficiaires qui décide de s’impliquer pour aider des réfugiés iraniens. On est dans le camp de La jungle. C’est une histoire vraie. J’ai adoré ce film. Adoré.


Le premier film que vous avez vu seule au cinéma?

Je vais énormément seule au cinéma, j’adore. Je pense qu’Un crabe dans la tête est le premier film et j’ai dû le voir au Cinéma le Clap, à Québec. Je ne savais pas ce que j’allais voir, j’avais entendu dire que c’était fucké! Je me souviens de l’avoir vu en après-midi... Les petits bonheurs d’aller au cinéma pendant la journée... Une salle de cinéma, c’est tellement magique et réconfortant! C’est aussi un moment volé au reste de la journée.


Votre premier kick au cinéma?

C’est Keanu Reeves dans Extrême limite! Je le trouvais tellement beau que je m’étais mise à dire que je trouvais les gars aux cheveux mouillés beaux!


La trame sonore écoutée pendant votre adolescence?

Celle que j’ai écoutée le plus est définitivement celle de Roméo et Juliette, de Baz Lurhmann. Ce CD a été tellement scratché, écouté. C’est une trame sonore impeccable, c’est aussi tellement irrévérencieux comme proposition!


Si tout était possible, un réalisateur mort ou vivant que vous aimeriez inviter au cinéma? Et qu'iriez-vous voir?

J’avais envie de dire Werner Herzog, pour son humour et sa répartie... et pour l’entendre parler avec sa voix. Et nous irions voir un film à CINEMANIA. [...] Mais je suis allée à la classe de maître de Jane Campion [le 7 octobre dernier à Montréal] et Herzog a perdu sa place! Elle est tellement drôle, witty, intelligente, calme. Je l’aurais écoutée jusqu’au bout de la nuit. Et je l’inviterais à aller voir un film pendant un festival. Un festival est tellement un contexte particulier et magique pour découvrir des films.


À VOIR AUSSI