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Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges enfin ouvert le dimanche

Des familles voulaient plus d’occasions de se recueillir

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Photo Agence QMI, Thierry Laforce Les portes du cimetière Notre-Dame-des-Neiges seront de nouveau ouvertes le dimanche.

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Des familles pourront de nouveau se recueillir auprès de leurs proches le dimanche au cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal, après que la direction eut été la cible de pression publique.

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Fermé le dimanche depuis le début de la pandémie, le site sera maintenant ouvert entre 9h et midi.

«Je prends ça comme un compromis» a indiqué Michael Musacchio, dont la fille de 26 ans s’est éteinte au mois de mai dernier.

Il considère qu’il pourra enfin faire complètement son deuil.

Travaillant six jours sur sept et le cimetière fermant à 17h, M. Musacchio a multiplié les sorties dans les médias pour être en mesure d’aller se recueillir auprès de sa fille.

«Je n’ai pas mis ma fille dans une prison, illustre-t-il. Il fallait que ça change. Ça n’aurait jamais dû arriver.»

Le père de famille n’écarte pas de faire de nouvelles pressions au printemps si davantage d’heures ne pas sont offertes.

Problèmes financiers

Pour se justifier, la Fabrique de la paroisse Notre-Dame avait expliqué aux familles que cette fermeture était dédiée au nettoyage et à la désinfection des bureaux et des différentes sépultures, le tout dans le but de se conformer aux normes sanitaires. 

Cela a toutefois, par la suite, été démenti par la Santé publique.

«C’est totalement faux», a renchéri Patrick Chartrand, vice-président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du cimetière, s'exprimant au Journal.

«Il n’y a plus de raison de ne pas ouvrir notre site. D’ailleurs, on est le seul [en date de] ce matin au Canada à ne pas ouvrir le dimanche» , ajoute-t-il.

La fermeture du dimanche était probablement due à des raisons financières, estime M. Chartrand.

La Fabrique rapportait en juin avoir enregistré des pertes de plus de 100 millions de dollars entre 2008 et 2019. Elle avançait également que les dépenses annuelles du cimetière dépassaient en moyenne les revenus de 40%.

Ces difficultés financières ont par ailleurs mené à l’abolition de 23 postes saisonniers en mars dernier.

«Ça paraît. L’entretien des terrains est à un niveau que je n’ai jamais vu. Ça fait 28 ans que je travaille là», relate Patrick Chartrand.

La Fabrique de la paroisse Notre-Dame n’a pas donné suite à nos requêtes.

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