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Premier virage néfaste

Stroll et Latifi se sont accrochés après le départ

MOTOR-F1/
Photo USA TODAY Sports Les bolides pilotés par les Canadiens Lance Stroll et Nicholas Latifi se sont touchés lors de l’épreuve.

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Profitant de pénalités pour gagner trois places sur la grille de départ et surtout pour faire oublier une séance de qualifications brouillonne la veille, Lance Stroll n’a pu améliorer son sort au Grand Prix des États-Unis, disputé dimanche au circuit des Amériques, à Austin.

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Le pilote québécois s’est accroché avec son compatriote Nicholas Latifi, qui s’était élancé à ses côtés, dès le premier virage.

Conséquence de ce contact, les deux Canadiens ont bouclé le tour initial en queue de peloton.

« Ce n’était pas notre fin de semaine, a souligné Stroll, classé 12e. Après une séance de qualifications décevante où les drapeaux jaunes nous ont affectés, j’ai été victime d’une touchette au premier tour et ma course était déjà ruinée. »

On a bien vu son Aston Martin partir en tête à queue et le mal était fait pour celui qui occupait le 13e rang au départ.

« Les dommages ont été suffisamment importants pour affecter le comportement de ma voiture, a insinué Stroll. C’est malheureux car on souhaitait obtenir des points importants au championnat.

« Somme toute, dit-il, c’est une course à oublier. »

Vettel sauve les meubles

L’écurie Aston Martin quitte Austin avec un seul point au compteur, grâce à Sebastian Vettel, qui a rallié l’arrivée au dixième rang. Le quadruple champion du monde a sauvé l’honneur d’une équipe en mal de résultats.

Vettel a été l’un des trois pilotes, avec Fernando Alonso et George Russel, à avoir été pénalisés sur la grille de départ. Parti 18e, le pilote allemand a pu récolter un point, même s’il a concédé un tour au vainqueur, le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull).

« Compte tenu des circonstances et de notre position défavorable au départ, c’est un résultat satisfaisant », a déclaré Vettel, qui inscrit un premier point à ses cinq derniers Grands Prix.

Aston Martin n’occupe que le septième rang (sur dix) au classement des constructeurs, avec 62 unités. Cette équipe, qui avait pour nom Racing Point en 2020, s’était battue jusqu’à la dernière course l’an dernier, pour l’obtention de la troisième place au tableau final, qu’elle a concédée à McLaren.

Comme quoi, les années se suivent mais ne se ressemblent pas pour le propriétaire Lawrence Stroll. 

Ce qu’il faut retenir 

Battu sur son terrain de jeu

Victorieux au Grand Prix des États-Unis de Formule 1 dimanche, Max Verstappen a livré un message clair à son grand rival Lewis Hamilton. Peu importe le circuit, le Néerlandais et l’écurie Red Bull ne souffrent d’aucun complexe. Le circuit d’Austin, considéré comme un véritable terrain de jeu pour le septuple champion du monde (qui s’y était imposé à cinq reprises auparavant), ne lui a pas souri pour une rare fois. Comme quoi, les rôles sont inversés. Hamilton devra maintenant mettre les bouchées doubles pour combler l’écart de 12 points qui le sépare de Verstappen. D’autant plus que les deux prochaines escales, à Mexico (7 novembre) et à São Paulo, au Brésil (14 novembre), devraient, par la configuration de leur circuit, favoriser l’équipe autrichienne.

Un succès aux guichets

Après avoir été rayé du calendrier de la F1 l’an dernier, en raison de la pandémie, le Grand Prix des États-Unis a réussi sa rentrée. Ils ont été près de 140 000 spectateurs à se déplacer dans la seule journée de dimanche à Austin. Ce qui a fait dire à plusieurs observateurs que l’engouement pour la discipline-reine du sport automobile au sud de la frontière n’est pas éphémère. Avec la tenue confirmée d’une course dans les rues de Miami, la F1 effectuera deux escales aux États-Unis en 2022. Et déjà on parle d’une troisième course dans un avenir rapproché, probablement à Las Vegas.

Pérez complète le podium

Sergio Pérez a fait plaisir à ses compatriotes mexicains, venus l’encourager en grand nombre à Austin, en accédant à la troisième marche du podium. Mais l’écart de 42 secondes qu’il a concédé à Lewis Hamilton, classé deuxième, prouve que les deux ténors du championnat sont dans une classe à part.

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