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La fillette de Granby avait tenté de s’enfuir la nuit

Un voisin est venu témoigner au procès de la belle-mère lundi, à Trois-Rivières

procès fillette
Photo déposée au tribunal La résidence où la fillette de Granby a été trouvée le 29 avril 2019. Vers 1 h 40 du matin, elle s’était échappée de sa chambre.

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Environ 10 h avant d’être retrouvée inanimée, la fillette de Granby s’était « échappée de sa chambre », a témoigné un voisin qui avait été réveillé au beau milieu de la nuit par quelqu’un qui avait sonné à sa porte.

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« J’ouvre la porte, mais je ne vois rien. J’entends un peu de bruit, a relaté aux membres du jury Richard Samson. J’entends [l’accusée]. Elle m’a dit : “Richard, [nom de la fillette] s’est échappée de sa chambre. Ça fait cinq minutes que je cours après.” [...] Elle avait la voix qui tremblotait. Elle avait l’air fâchée, l’air frustrée. »

Ce dernier est venu témoigner à la deuxième semaine du procès de son ancienne voisine, la belle-mère de celle qui est surnommée la « fillette de Granby ». 

La femme de 38 ans est accusée du meurtre non prémédité et de la séquestration de l’enfant, qui avait sept ans lors de son décès. 

Elle avait été trouvée inanimée dans un piteux état. L’enfant aurait notamment été enroulée de ruban adhésif, selon la théorie de la poursuite.

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Réveillé vers 1 h 40

Selon M. Samson, il était environ 1 h 40 du matin, le 29 avril 2019, lorsqu’il a été réveillé par le bruit de la sonnette. L’appel au 911 pour alerter sur l’état de la fillette a été passé 10 h plus tard, vers 11 h 30.

Dans la nuit, pressé d’ouvrir la porte, il s’était habillé en vitesse, mais n’avait vu personne. « J’ai entendu des petits cris, mais je ne pouvais pas savoir c’était quoi », a-t-il relaté.

Il a aperçu l’accusée, qui se serait adressée à lui concernant la présence de la fillette dehors à cette heure. Le voisin aurait ensuite aperçu l’enfant pendant qu’elle se faisait raccompagner à l’intérieur.

Elle était alors agitée et en pleurs, mais il n’a pas pu distinguer ce qu’elle disait. Le seul mot qu’il a pu reconnaître est « maman ».

« Abasourdi »

M. Samson est retourné se coucher, mais n’a pas été en mesure de s’endormir tout de suite, « abasourdi ». 

À un moment, il s’est même levé pour aller noter la phrase exacte que l’accusée lui a dite pour expliquer ce qui venait de se produire, semblant trouver la situation inhabituelle.

Propriétaire de la maison où le drame s’est déroulé, Richard Samson a aussi noté qu’il était peu fréquent d’y voir les enfants jouer dehors. 

« Je me disais : y a pas de vie dans cette maison-là ? Les fenêtres étaient toujours fermées, les rideaux tirés », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, des témoins ont aussi rapporté, la semaine dernière, que les meubles de la chambre de la fillette étaient empilés de manière à bloquer la fenêtre.