/entertainment/radio
Navigation

Jean-Luc Mongrain se lance dans l’univers des balados

Jean-Luc Mongrain
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Après avoir passé l’ensemble de sa carrière dans des médias traditionnels, Jean-Luc Mongrain apprivoise un nouvel univers en lançant son propre balado jeudi, Mongrain en balado.  

« Je ne suis pas un gars à résister au changement, bien au contraire. Je veux y goûter, m’y adapter, m’y intégrer. Et peut-être faire en sorte que les gens s’ouvrent aussi à cette dimension-là », mentionne au Journal l’intervieweur qui a fêté ses 70 ans cet été. 

C’est grâce à la pandémie que Jean-Luc Mongrain a fait son arrivée dans les « nouveaux médias ». Encouragé par son fils, Marc-Étienne, à lancer sa page Facebook, au printemps 2020, l’animateur chevronné y a fait une présence remarquée. 

Après des remplacements estivaux sur les ondes du 98,5FM, Jean-Luc Mongrain était prêt pour un nouveau défi. C’est par le biais de Delphine Poux, de la boîte mur•mur media, qu’il a accepté d’animer Mongrain en balado

Jean-Luc Mongrain
Photo courtoisie

Un nouvel épisode sera lancé chaque semaine. L’animateur y rencontrera des gens de différents milieux (politique, culture, sport, etc.). 

« On sait souvent ce que les gens font, mais on ne sait pas beaucoup ce qu’ils sont. On va travailler là-dessus dans les entrevues », indique Jean-Luc Mongrain. 

Est-ce que vous sentez une différence avec le format d’un balado par rapport aux médias traditionnels? 

« Je vais vous faire une comparaison. Moi, je fais du ski. La matière première, c’est la neige et les belles conditions. Là, je me sens comme un gars qui passe de skieur à planchiste! [...] C’est une autre situation, un autre endroit, mais c’est le même métier. C’est absolument le même métier que j’ai fait en débutant à la télévision. J’y ai fait des grandes entrevues, puis du commentaire et de l’éditorial. [...] Ce que je trouve intéressant [du balado], c’est que la formule donne une souplesse. Une entrevue d’une heure, ça n’existe plus dans les médias traditionnels. Donc on a le temps de connaître davantage la personne. On est souvent comprimé dans le format traditionnel. J’aime donc beaucoup découvrir cette affaire-là. Parce que souvent, la meilleure prochaine question réside dans la réponse précédente. Et quand on a le temps de laisser parler l’invité, on découvre des facettes que l’on ne soupçonnait pas. » 

Comment le choix des invités pour le balado se fait-il? 

« D’abord, je suis très ouvert à toutes sortes d’invités. Si ce n’était que moi qui les choisissais, peut-être que je ne ferais que nourrir mon propre univers. [...] On aura des invités de tous les milieux. J’essaie de faire quelque chose de transgénérationnel. [...] C’est comme si on est sur le bord de la plage et qu’on est en train de tester la température de l’eau. On verra comment ça marche. Je le fais uniquement par plaisir. Il n’y a pas de monétisation de ce produit-là. On essaie d’amoindrir les coûts de production. Mais on veut faire un travail professionnel. L’image est léchée. C’est beau, c’est dans un bel environnement. C’est ce qu’on tente de faire. » 

Jean-Luc Mongrain
Photo courtoisie

Gabriel Nadeau-Dubois est votre tout premier invité. Pourquoi était-ce intéressant de le recevoir? 

« Parce que ce jeune homme a questionné le système scolaire alors qu’il avait 20 ans. Il était dans des groupes de pression étudiants où il s’est rendu compte que sa vision des choses n’embrassait pas l’ensemble des revendications. Il a dû prendre une décision personnelle de se tasser. Et là, il a embarqué dans l’arène politique. Pourtant, les règles de l’Assemblée nationale et les règles de la rue, c’est deux choses. » 

Jean-Luc Mongrain
Photo courtoisie


Le premier épisode de Mongrain en balado, avec Gabriel Nadeau-Dubois, sera disponible jeudi sur les différentes plateformes. Pour plus de détails: jeanlucmongrain.ca