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Paradis fiscaux: Investissement Québec dit avoir bloqué des projets

Investissement Quebec
Photo d’archives Le PDG d'Investissement Québec, Guy LeBlanc

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Investissement Québec (IQ) se défend de faire des affaires avec des compagnies qui ont des tentacules dans des paradis fiscaux. Même que le PDG, Guy LeBlanc, affirme avoir déjà tourné le dos à des projets au Québec pour cette raison, depuis qu’il occupe son poste, obtenu en 2019.

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«Oui, nous avons une politique et nous n’investissons pas dans des paradis fiscaux», répond le grand patron. «Nous avons refusé de beaux projets d’entreprises du Québec en raison du fait qu’elles avaient une structure établie dans un paradis fiscal», ajoute-t-il, ne voulant pas dévoiler de noms. 

Mercredi, Le Journal écrivait qu’IQ avait investi 25 millions $ dans un nouveau fonds de la firme White Star Capital, qui brasse des affaires à Guernesey, un paradis fiscal, selon différents experts.  

Ce financement s’inscrit dans la création d’un fonds de 450 millions $. Le Fonds de solidarité FTQ, le Mouvement Desjardins et la Caisse de dépôt et placement du Québec participent également au montage financier. 

Minimum 25 millions $

Dans le cas de White Star Capital, M. LeBlanc affirme que son organisation a injecté 25 millions $ «dans une société en commandite canadienne». IQ dit avoir notamment comme condition dans son entente qu’au moins 25 des 450 millions $ seront injectés partout au Québec. 

«C’est un critère de base et c’est le montant minimum qui doit être réinvesti au Québec», assure-t-il. «C’est la même chose pour tous les fonds d’investissement dans lesquels nous investissons», ajoute-t-il. 

Mercredi, Québec solidaire a accusé IQ et la Caisse de dépôt et placement du Québec de «légitimer» les paradis fiscaux en investissant dans des firmes qui s’y trouvent. 

«L’argent public des Québécois d’Investissement Québec, ou l’épargne des Québécois à la Caisse de dépôt, ne devraient pas servir à légitimer, même indirectement, des pratiques d’évitement fiscal, qui nous font mal», a dénoncé Gabriel Nadeau-Dubois, de Québec solidaire, chef du deuxième groupe d’opposition. 

– Avec la collaboration de Francis Halin

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