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Québec solidaire accuse IQ et la Caisse de «légitimer» les paradis fiscaux

La formation politique estime que l’État québécois devrait prêcher par l’exemple

Québec solidaire accuse IQ et la Caisse de «légitimer» les paradis fiscaux
Simon Clark/Agence QMI

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Québec solidaire accuse Investissement Québec (IQ) et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) de «légitimer» les paradis fiscaux en investissant dans des firmes qui s’y trouvent.

• À lire aussi: IQ investit 25 M$ de plus dans une firme active dans un paradis fiscal

« L’argent public des Québécois d’Investissement Québec (IQ), ou l’épargne des Québécois à la Caisse de dépôt, ne devrait pas servir à légitimer, même indirectement, des pratiques d’évitement fiscal, qui nous font mal», a dénoncé au Journal Gabriel Nadeau-Dubois, de Québec solidaire (QS), chef du deuxième groupe d’opposition. 

Pour Québec solidaire, il est inconcevable de miser l’argent des Québécois dans des entreprises actives dans les paradis fiscaux, alors que les systèmes d’éducation et de santé s’effondrent. 

« L’État, comme partenaire d’affaire et investisseur, devrait être exemplaire», plaide Gabriel Nadeau-Dubois. 

Panier fiscal percé

Mercredi, Le Journal a indiqué qu’Investissement Québec (IQ) a investi 25 M$ dans un nouveau fonds de la firme White Star Capital, qui brasse des affaires à Guernesey, un paradis fiscal des îles anglo-normandes et que le bas de laine des Québécois a participé à cette ronde d’investissement en refusant de dévoiler sa participation. 

Rappelons que le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a déjà lui-même eu de l’argent dans un des fonds de White Star, mais il s’est conformé depuis aux exigences éthiques en régularisant sa situation.

Or, pour Gabriel Nadeau-Dubois, le panier fiscal des Québécois est percé de partout par l’évitement fiscal. Il souligne que l’on perd des millions et des millions par année. 

D’après lui, le gouvernement caquiste actuel est impuissant face à ce phénomène. 

« Les choses ne changeront pas au Québec tant et aussi longtemps que nous serons gouvernés par des gens comme Pierre Fitzgibbon et François Legault», conclut-il. 

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