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Ligue canadienne élite de basketball : une nouvelle aventure débute

L’identité de l’équipe professionnelle montréalaise sera dévoilée cet après-midi

Annie Larouche
Photo d’archives Annie Larouche est la vice-présidente et directrice des opérations de la nouvelle équipe professionnelle de basketball montréalaise.

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Neuf mois après l’annonce de l’implantation d’une équipe professionnelle de basketball à Montréal, c’est aujourd’hui que naît la nouvelle formation de la Ligue canadienne élite de basketball.

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La vice-présidente des opérations de la nouvelle équipe montréalaise, Annie Larouche, dévoilera mercredi après-midi l’identité du club. Son nom, son logo, ses couleurs et sa mise en marché seront enfin connus. 

Il ne faut toutefois pas croire qu’elle présentera du même coup le directeur général et l’entraîneur-chef. Il est encore trop tôt. Pour les amateurs du ballon orangé, patience. Le premier match est prévu en mai prochain. 

Au fil des derniers mois, Larouche a défini l’image du club. En entrevue avec Le Journal, hier, elle a multiplié les réponses courtes, mais chaleureuses, pour éviter d’échapper une information coûteuse en parlant trop. Elle voulait conserver la surprise. 

« Nous avons opté pour un nom suggéré à trois reprises dans le sondage que nous avons mené. C’était important d’en choisir un représentant notre région. Nous avons un gros sentiment d’appartenance, il devait être représentatif, a-t-elle raconté. Dans nos discussions, dès que le nom est sorti, il y a eu un moment de silence. Et le commissaire de la ligue Mike Morreale a aussitôt donné son accord. »

Choix logique

Ce n’est plus un secret, ce nouveau club pro à Montréal a élu domicile à l’Auditorium de Verdun, récemment rénové au coût de 44 millions $. Au moment de sélectionner un domicile, Larouche ne disposait que de quelques options dans la grande région métropolitaine. 

« On avait l’Auditorium, le Centre Pierre-Charbonneau, l’aréna Maurice-Richard et la Place Bell, a-t-elle rapidement énuméré. Selon notre premier critère, nous cherchions un endroit pouvant accueillir de 3000 à 5000 spectateurs. Et nous voulions jouer à Montréal. La Place Bell de Laval était trop grande, ce qui aurait miné l’atmosphère. »

« Pour son cachet, sa capacité et son accessibilité, l’Auditorium de Verdun était l’endroit parfait », a-t-elle enchaîné. 

La vice-présidente a affronté d’énormes défis depuis l’hiver pour mettre sur pied la nouvelle équipe. Elle a appris des erreurs des autres clubs montréalais, comme la nouvelle image du CF Montréal. 

Mais là où six autres clubs de basket ont tenté de s’établir par le passé, elle n’a pas la prétention d’arriver en dictant sa loi. Mme Larouche souhaite relever chacun de ses prochains défis en symbiose avec son environnement. Déjà, la collaboration est bien implantée.

« La communauté du basket est grande à Montréal et au Québec. Je le sens depuis ma nomination et mon arrivée en poste. Les gens ont communiqué avec moi et j’ai écouté. On voit aussi tout l’engouement créé par la présence des Québécois dans la NBA. Je dirais donc que tisser des liens avec la communauté est la partie facile. »

Une dizaine de matchs à domicile

En formant une équipe gagnante avec une identité locale par la présence de joueurs québécois, celle-ci pourra tirer son épingle du jeu dans l’écosystème sportif montréalais. 

L’arrondissement de Verdun apprendra à vibrer au rythme du basket durant la saison, de mai à août. L’équipe disputera 10 matchs à l’Auditorium. Ceux-ci prendront des allures d’événements uniques. 

« Le basket s’adresse à une clientèle totalement différente, ce qui est un avantage en soi. Nous ne sommes pas inquiets. Je crois que les partisans viendront à l’Auditorium pour le divertissement et qu’ils resteront pour le match », a-t-elle estimé.

Ce n’est que le début d’une nouvelle aventure. 

Des enjeux importants  

Le directeur général de la Fédération de basketball du Québec, Daniel Grimard, voit d’un œil positif l’arrivée d’un club professionnel à Montréal. Mais il rappelle du même coup les enjeux qu’il devra relever.

C’est indéniable, le basket se trouve en pleine phase de croissance tant dans la province qu’à travers le pays. N’empêche, toute nouvelle équipe fait face à son lot d’embûches.

Selon Grimard, sa réussite sera complète si elle parvient à bien s’implanter dans son milieu, qu’elle attire l’attention tant des partisans que des médias et si elle remplit les gradins. 

« Quand l’équipe jouera à domicile dans une période où l’actualité sportive est plus tranquille à Montréal, il faudra en entendre parler, a-t-il insisté. Si le produit sur le court est bon et que les gens voient l’engouement, ils iront voir l’équipe. »

Une vitrine pour les jeunes

À son avis, cette nouvelle équipe qui évoluera dans la Ligue canadienne élite de basketball (LCEB) possède les atouts pour se tirailler avec le CF Montréal et les Alouettes sur l’échiquier sportif montréalais. 

Et il est prêt à tout pour collaborer aux succès, que ce soit par la promotion, le réseautage ou le partage des connaissances du milieu. Il a d’ailleurs déjà collaboré avec la vice-présidente Annie Larouche.

« C’est une excellente vitrine pour notre sport. Chaque fois qu’il y a eu de grands événements de basket à Montréal, on a observé le fort engouement. Donc, tout est réalisable. »

L’implantation d’une équipe professionnelle au Québec permettra aussi aux plus jeunes de rêver à atteindre, un jour, une ligue professionnelle. 

Le modèle de la LCEB est unique. Il s’agit d’un produit entièrement canadien dont huit des neuf équipes sont la propriété d’un unique actionnaire. 

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