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Le Québec, paradis des complotistes et des sectes?

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Les services de renseignement français ont à l’œil deux leaders complotistes du Québec, Alexis Cossette-Trudel et Jean-Jacques Crèvecœur.

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En France, les autorités s’inquiètent de l’influence de ces deux individus et craignent que ceux-ci incitent des citoyens français à la révolte.

En entrevue à l’émission de Denis Lévesque, le directeur du centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux et la radicalisation (CEFIR), Martin Geoffroy, a affirmé que l’émergence de leaders complotistes du Québec sur la scène internationale n’était pas que le fruit du hasard.

Selon M. Geoffroy, le Québec est beaucoup plus laxiste face aux dérives sectaires que la France, la Belgique ou bien d’autres pays. Ce dernier mentionne notamment l’exemple de Raël, qui avait quitté la France pour implanter son regroupement dans la Belle Province.

«Ils ont tendance à venir s’installer chez nous parce qu’on ne s’occupe pas trop de ça ici, les sectes, en général», explique le directeur du CEFIR.

Deux approches bien différentes

En revanche, la France est beaucoup plus préoccupée par cette problématique à laquelle elle consacre davantage de ressources, note Martin Geoffroy.

«On a un ministère de la lutte contre les sectes, en France, qui s’appelle la Milivudes. Récemment, j’ai un collègue à moi qui a été nommé par Emmanuel Macron à la tête d’un comité qui va examiner les théories du complot et qui va faire des recommandations au gouvernement français», souligne M. Geoffroy.

Pendant ce temps-là, le Québec refuse d’agir, affirme-t-il.

Ce dernier ajoute que le plan de lutte au terrorisme et à la radicalisation du Québec a pris fin en 2018 et que le gouvernement a tout simplement refusé de le renouveler.

«Ça fait 20 ans que je travaille dans le domaine et que j’écris des livres sur le sujet. Le gouvernement ne s’est jamais intéressé à la chose», soutient le directeur du CEFIR.

Lorsque vient le temps de s’attaquer aux dérives sectaires, le Québec prône davantage une approche cas par cas, sans avoir de vision globale, note Martin Geoffroy.

«Ici, on n’a pas de plan interministériel de lutte contre les sectes, par exemple, comme ils ont en France. Ici, on n’en a pas. On n’en a jamais eu.»

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.