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Le Port de Sept-Îles poursuit sa remontée

Le Port de Sept-Îles poursuit sa remontée
PHOTO COURTOISIE / Port de Sept-Îles

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Le Port de Sept-Îles se dirige vers sa meilleure année en plus de 40 ans. 

L’administration portuaire estime que le volume transbordé pourrait atteindre 35 millions de tonnes d’ici le 31 décembre.

«On voit une fin d’année où on sera très près du record établi en 1979», estime le président et directeur général du port, Pierre Gagnon.

La croissance des affaires tourne autour de 5 à 10 % annuellement aux installations du secteur de Pointe-Noire, un carrefour logistique ferroviaire et portuaire pour le transport et la manutention du minerai de fer situé de l’autre côté de la baie de Sept-Îles, selon le PDG.

Le redressement du prix du minerai de fer, en 2017, a favorisé la reprise des activités après la période difficile de 2013 à 2015 où l’extraction du fer a été interrompue aux mines de Fermont, à 500 kilomètres de route au nord de Sept-Îles, et de Wabush, au Labrador.

La reprise de l’extraction à Wabush par Tacora Resources après la faillite de Cliffs Natural Resources permet de ramener 6 millions de tonnes de minerai de fer par année au Port de Sept-Îles.

Quant à la relance des installations du lac Bloom [à 13 kilomètres au nord de Fermont] par la compagnie Minerai de fer Québec, elle ajoute pour sa part 7 millions de tonnes par année à transborder. Les investissements de 4 milliards $ réalisés par l’entreprise québécoise, depuis quatre ans, devraient par ailleurs lui permettre de faire passer sa production de 7 à 15 millions de tonnes de minerai de fer par année, estime M. Gagnon.

Pierre Gagnon
PHOTO COURTOISIE / Port de Sept-Îles
Pierre Gagnon

À en croire ce dernier, cette croissance des activités devrait se poursuivre. D’importants investissements ont été réalisés au port, depuis deux ans, afin d’augmenter sa capacité de manutention et d’entreposage. Une société en commandite composée d’Investissement Québec, de la Société du Plan Nord, de l’administration portuaire de Sept-Îles et d’entreprises minières se partagent maintenant les installations du secteur de Pointe-Noire.

«On a maintenant un complexe stratégique pour l’industrie du fer sur la Côte-Nord parce que ce complexe-là permet aux compagnies minières un accès aux infrastructures à moindre coût», soutient M. Gagnon.

Le Port de Sept-Îles occupe le deuxième rang en Amérique du Nord pour le transbordement de vrac, après celui de Vancouver. Les installations de la Côte-Nord exportent surtout du minerai de fer et de l’aluminium. La marchandise prend principalement la direction de l’Europe, de l’Asie, des États-Unis et de la Colombie.

Quelque 363 navires de marchandises ont accosté au Port de Sept-Îles depuis le début de l’année en cours.

Le port, où transite non pas que des marchandises, pourrait par ailleurs bénéficier du nouveau Programme d'investissement en infrastructures maritimes dévoilé par le gouvernement du Québec, lundi, notamment pour la réfection du quai Monseigneur-Blanche qui sert entre autres aux croisières. Selon ce qu’a indiqué M. Gagnon à TVA Nouvelles, le projet de réhabilitation de ce secteur, lourdement endommagé ces dernières années, pourrait être mis en branle l’an prochain.

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