/finance/business
Navigation

Les taxis aériens intéressent Bombardier

Coup d'oeil sur cet article

Le président de Bombardier s’intéresse au marché en devenir du taxi jet, qu’il perçoit davantage comme une opportunité que comme un concurrent à ses avions d’affaires.

• À lire aussi: Les revenus de Bombardier en hausse de 3 % au troisième trimestre

Questionné sur le sujet à l’occasion de la présentation de ses derniers résultats financiers hier, Éric Martel a surpris en expliquant que ces nouveaux modèles d’appareils et l’usage qu’on semble vouloir leur attribuer pourraient intéresser l’avionneur québécois.

« Je crois que c’est un tout autre marché. Comme nous sommes concentrés sur le marché des long-courriers, nous ne sommes pas vraiment en compétition. Cela dit, ce marché pourrait néanmoins être d’intérêt pour nous. »

Gigantesque marché potentiel

Encore naissant, on estime que le marché du taxi aérien pourrait représenter, d’ici 2030, 5,7 milliards $ US aux États-Unis et nécessiter plus de 15 000 appareils en 2030. Un des principaux contributeurs à l’expansion de ce type de transport est bien sûr Uber Elevate.

Quelque 125 entreprises mènent actuellement une course contre la montre pour percer ce marché, nous confiait ce printemps Éric Côté, le président d’une de ces entreprises, Jaunt Air. D’ailleurs, Éric Côté, avec qui CAE a décidé de faire équipe, est aussi un ancien de Bombardier.

Le président de Bombardier n’a pas indiqué que Bombardier pourrait elle-même fabriquer de tels appareils. Mais il a qualifié ce marché de suffisamment intéressant pour se lier avec les acteurs de ce nouveau segment.

« Nous pourrions faire équipe [...] Vous savez, lorsque quelqu’un atterrit [avec son jet d’affaires], il n’est pas toujours encore tout à fait arrivé à destination, a expliqué Éric Martel à un analyste. C’est le type de nouveau service qui pourrait probablement rendre l’aviation d’affaires encore plus attrayante pour notre clientèle. »

Les revenus de Bombardier ont atteint 1,45 milliard $ US au 3e trimestre, en hausse de 3 % par rapport à la même période de 2020. L’entreprise a révélé une perte ajustée de 95 M$ US, ou 0,04 $ US par action.

À la Bourse de Toronto, son titre a clôturé en baisse de 4,27 %, hier.

À voir aussi