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Holness ne gagnera pas, mais ses idées progressent

GEN-Conférence de presse de Balarama Holness du Mouvement Montréal
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

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Les présentes élections montréalaises sont révélatrices. Très révélatrices. Elles illustrent en direct, à travers ce qu’on présente comme la délicate question du français, les conséquences politiques du grand basculement démographique des dernières décennies.

Voyons les choses telles qu’elles sont.

Français

Valérie Plante et Denis Coderre font semblant de défendre l’identité francophone de la métropole, mais ne cachent pas leur malaise devant tout ce qui pourrait contribuer à la réaffirmer. L’étendard qu’ils brandissent, c’est la « diversité », ce mot codé pour dire multiculturalisme au nom duquel on ne cesse de faire le procès des Québécois francophones. D’ailleurs, ils adhèrent à la théorie du racisme systémique.

Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche a éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés.

Balarama Holness, de son côté, représente une force conquérante, au nom de la même diversité, qui entend soumettre les francophones à la nouvelle démographie, et qui veut même les humilier. Il ne cache pas son désir de déclasser le français en faisant officiellement de la métropole une ville bilingue. Il veut que Montréal devienne une cité-État, ce qui consiste à expulser symboliquement les Québécois de leur métropole au nom d’une forme de suprémacisme ethnique se réclamant de la diversité. Holness rejette le Québec.

Holness

Balarama Holness ne gagnera pas ses élections, mais ses idées sont populaires chez plusieurs allophones. Il incarne l’avenir de cette ville, si elle n’est pas reprise en main urgemment. Certains seront légitimement révoltés en constatant que des gens que nous avons accueillis chez nous nous rejettent sans gêne, avec un mépris décomplexé. Holness récolte 20 % d’appuis chez les allophones. La gratitude n’inonde pas le cœur de ses partisans.  

Nous payons le prix d’une immigration dépassant largement nos capacités d’intégration et de notre soumission au multiculturalisme canadien qui pousse un trop grand nombre de nouveaux arrivants et même de leurs descendants à se définir contre le Québec.

Balarama Holness perdra ses élections, mais ses idées sont en train de gagner.