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Nostalgie télé: conquis par Hi! Ha! Tremblay et Le village de Nathalie

ART-VISITE PLATEAU-RUE KING-TOURNAGE
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Vincent Bolduc

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S’il a fait rêver bien des jeunes à la télé et au cinéma alors que lui-même n’était qu’un enfant, Vincent Bolduc s’est aussi laissé porter par la magie du petit et du grand écran. Ses souvenirs télévidsuels sont encore bien frais à sa mémoire.

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Vincent, quelles émissions jeunesse t’ont marqué ?

Dès que je pense à la télé jeunesse, la première image qui me vient est Le village de Nathalie. J’écoutais ça religieusement, et cet univers, il existait pour moi. J’étais conscient que c’était une émission, mais dans ma tête, ce village existait. Par la suite, j’ai même coanimé avec Nathalie [Simard] au téléthon d’Opération Enfants Soleil et je capotais [...] Traboulidon aussi ; cette notion de pouvoir voyager dans l’espace et dans le temps, j’y rêvais beaucoup.

Tes plus beaux souvenirs télé d’enfance sont-ils ceux sur les plateaux ou en famille ?

Si tu me fais jouer la chanson-thème de Terre humaine, je replonge dans mon enfance. Ça et Star d’un soir. C’était l’heure à laquelle j’étais couché, mes parents écoutaient Terre humaine ou Star d’un soir, et j’entendais la musique. Mon père avait une cassette des chansons de Radio-Canada comme Le temps d’une paix, La bonne aventure, Terre humaine, Des dames de cœur... Je faisais jouer ça et ça me transportait.

Regardais-tu beaucoup la télé lorsque tu étais jeune ?

J’écoutais beaucoup, beaucoup la télé. Enfant, avant d’en faire, les samedis matin, je regardais tous les bonshommes – à TVA Ma petite pouliche, les Transformers, à Radio-Canada avec Lison... Je regardais les émissions jeunesse jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus, et après j’allais dehors. Adolescent, j’ai aussi consommé beaucoup de télé [...] Enfant, j’enregistrais sur cassette les Bye Bye, les spectacles Juste pour rire et je les réécoutais jusqu’à « user » les rubans.

Y a-t-il un artiste que tu voyais comme un modèle ?

C’est sûr que je ne peux pas nommer quelqu’un d’autre que Michel Barrette. J’ai commencé en imitant Hi-Ha! Tremblay. J’avais fait un concours, je me promenais d’émission en émission et on m’avait vu faire Hi! Ha! Tremblay [...] Pour un enfant, Hi! Ha! Tremblay était un personnage assez ludique avec ses lunettes, son gros chapeau, ses macarons... Je me disais qu’un jour j’allais être sur scène et j’allais faire des blagues comme lui. Alors je l’imitais. Michel Barrette a été ma bougie d’allumage.

Que penses-tu de la télé jeunesse d’aujourd’hui au Québec, toi qui es à la fois auteur, scripteur-éditeur, producteur et comédien ?

En ce moment, il y a vraiment un foisonnement créatif à la télévision jeunesse. On fait de bonnes choses, les diffuseurs sont impliqués. C’est toujours un défi parce qu’on a toujours moins d’argent en jeunesse [...] On est très créatif, les gens connaissent très bien ce public et les jeunes méritent cette qualité, alors on y met la même énergie que n’importe quelle autre émission... 


Vincent Bolduc prête ses traits au méchant Guy Jean dans la série Les mutants du lundi au vendredi à 15 h 30 et 18 h 30. Il planche aussi sur la création d’une autre production jeunesse.

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