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La descente aux enfers des Blackhawks n’en finit plus

La descente aux enfers des Blackhawks n’en finit plus
AFP

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Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, peut se consoler à l’idée que son équipe n’est pas la seule à vivre un cauchemar, puisque son ancienne organisation, les Blackhawks de Chicago, vit des moments passablement éprouvants et ce, autant sur la patinoire qu'à l'extérieur.

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Dimanche matin, au lendemain d’un deuxième revers en autant de jours, les Hawks formaient l’une des deux formations de la Ligue nationale de hockey toujours sans victoire. Fortement secoués par le scandale impliquant leur ancien responsable de la vidéo Brad Aldrich, histoire ayant mené dans la dernière semaine au départ du directeur général Stan Bowman notamment, les Hawks ont aussi des problèmes sur la glace. Avec un piètre dossier de 0-7-2, les voilà déjà en bonne position pour le prochain repêchage amateur.

Pourtant, l’arrivée du gardien Marc-André Fleury, récipiendaire du trophée Vézina en 2020-2021, et de Seth Jones, un défenseur habituellement solide, laissait présager de belles soirées à Chicago. Et c’était sans oublier le retour au jeu de Jonathan Toews, qui avait manqué toute la campagne précédente en raison d’un syndrome de fatigue chronique.

Or, l’équipe affiche un affreux différentiel de -20 au chapitre des buts marqués et concédés. Jones a beau avoir récolté sept mentions d’aide, il montre une fiche de -10. Fleury a perdu ses cinq départs, tandis que sa moyenne de buts alloués est de 4,63 et son taux d’efficacité, de ,872. Toews a été limité à trois aides en neuf parties. Samedi soir, les Blackhawks ont perdu 1 à 0 contre les Blues de St. Louis.

«Tout ce que je veux, c’est gagner. La manière d’y arriver n’importe pas, a mentionné un Fleury plutôt exaspéré au site NHL.com. C’est bien de ne pas avoir donné quatre, cinq ou six buts. Les gars m’ont aidé. Comme groupe, on s’est mieux défendu et cela a paru sur le tableau indicateur.»

D’ailleurs, le Québécois ne s’en cache pas : il est de mauvais poil ces temps-ci.

«Ce fut difficile de garder le sourire, a-t-il avoué au quotidien Chicago Sun-Times. C’est très frustrant et embarrassant. Nous avions de l’enthousiasme au sein du club avec les nouvelles acquisitions de l’été et les jeunes ayant plus d’expérience. On s’attendait tous à plus de notre formation.»

La fin du calvaire?

Malgré l’ampleur du désastre, les joueurs essaient de retenir le positif, se disant que les résultats viendront tôt ou tard.

«Nous avons mieux joué qu’au cours des rencontres précédentes, mais ça reste frustrant, a admis l’attaquant Alex DeBrincat au site NHL.com, après l’échec aux mains des Blues. On n’obtient pas suffisamment de buts. Nous sommes ici pour gagner. Si nous jouons bien et que nous ne l’emportons pas, cela ne signifie rien. Il faut continuer de travailler, mettre la main sur ce premier gain et avancer à partir de là.»

Aussi, Fleury a noté des améliorations en dépit d’un autre résultat défavorable, conséquence d’un but de Torey Krug au troisième vingt.

«Honnêtement, ce fut le match le plus plaisant que j’ai disputé depuis longtemps, a dit le gardien. Je réalisais les arrêts et le pointage était de 0 à 0 après deux périodes. Nous avions toujours une opportunité de gagner jusqu’à la fin.»

Les Hawks tenteront de freiner leur disette lundi en accueillant les Sénateurs d’Ottawa.

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