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Les points forts du sommet du G20 à Rome

Les points forts du sommet du G20 à Rome
AFP

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Les dirigeants des 20 pays les plus riches de la planète ont réussi à se mettre d’accord sur le climat et la taxation des multinationales, tout en s’engageant sur la relance post-pandémie et l’aide aux pays pauvres. 

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Voici un tour d’horizon des principaux points du communiqué publié dimanche à l’issue d’une réunion de deux jours à Rome.

Climat

Le G20 réaffirme l’objectif de l’accord de Paris, à savoir « maintenir l’augmentation moyenne des températures bien en dessous de 2 degrés et poursuivre les efforts pour la limiter à 1,5 degré au-dessus des niveaux préindustriels ».

Mais il va un peu plus loin en ajoutant : « Conserver (l’objectif de) 1,5 degré à portée nécessitera des actions et des engagements significatifs et efficaces de tous les pays ».

Les pays du G20 se sont également entendus pour arrêter « d’ici la fin de 2021 » de subventionner de nouveaux projets de centrales électriques au charbon, mais seulement à l’étranger.

Quant à la date à fixer pour atteindre la neutralité carbone, 2050 ou 2060, le « milieu du siècle » est la formulation retenue par le G20. Un horizon moins précis que la date de 2050 voulue notamment par la présidence italienne du G20.

Le G20 « réaffirme » l’engagement de « viser à mobiliser ensemble 100 milliards de dollars par an (...) jusqu’en 2025 » pour permettre aux pays en développement de faire face au changement climatique.

Pandémie et vaccins

« Pour contribuer à atteindre les objectifs mondiaux de vacciner au moins 40 % de la population dans tous les pays d’ici fin 2021 et 70 % d’ici mi-2022 », comme le recommande l’OMS, les pays du G20 s’engagent à prendre des « mesures pour aider à renforcer la fourniture de vaccins et de produits médicaux de base dans les pays en développement ».

Dans ce but, le G20 promet d’« éviter les restrictions aux exportations et à accroître la transparence et la visibilité dans la livraison des vaccins ».

Reprise post-pandémie

Les dirigeants du G20 s’engagent à « éviter de retirer prématurément des mesures de soutien » afin de « continuer à soutenir la reprise », tout en surveillant l’inflation.

Les Banques centrales « agiront si besoin pour remplir leur mission, au nombre desquelles la stabilité des prix ».

Les pays du G20 resteront « vigilants sur les défis mondiaux qui ont un impact sur nos économies, telles que des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement ».

Aide aux pays en développement

Les pays du G20 s’engagent à reverser aux pays vulnérables 100 milliards de dollars sur le montant global de 650 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux (DTS) émis par le Fonds monétaire international (FMI) pour affronter la crise causée par la pandémie. Les promesses de dons s’élèvent jusqu’ici à environ 45 milliards de dollars.

Ils « saluent les progrès réalisés dans le cadre » du moratoire sur le paiement des intérêts de la dette des pays les plus pauvres décidé par le G20 en avril 2020 et qui expire à la fin de l’année.

À ce jour, 50 pays sur les 73 éligibles ont demandé et obtenu un report du paiement des intérêts, pour un montant de 12,7 milliards de dollars, selon des estimations préliminaires.

Taxation internationale

Les pays du G20 ont entériné l’accord sur la taxation internationale, qui ambitionne de mettre fin aux paradis fiscaux, les dirigeants saluant « une réussite historique à travers laquelle nous établirons un système fiscal international plus stable et plus juste ». 

Cet accord avait été conclu début octobre sous l’égide de l’OCDE par 136 pays, qui représentent plus de 90 % du PIB mondial. La réforme devrait permettre à ces pays de dégager environ 150 milliards de dollars de recettes supplémentaires par an grâce à un impôt minimal de 15 % sur les multinationales.

Un État pourra taxer les profits d’une de ses entreprises nationales, qui aurait été imposée à l’étranger à un taux inférieur, à ce taux minimum afin de compenser l’écart.

L’autre volet consiste à réaffecter une part de l’impôt sur les bénéfices payés par les multinationales aux pays où elles réalisent leurs activités. L’impôt ne sera donc plus dû uniquement là où leurs sièges sociaux sont installés.

Objectif : éviter que les multinationales et surtout les Gafa (acronyme désignant les géants Google, Amazon, Facebook et Apple) paient des impôts dérisoires au regard de leurs revenus.

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