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Montréal se dirige vers une année meurtrière

28 homicides sont survenus sur le territoire de la métropole depuis le début de l'année

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Photo Agence QMI, Pascal Girard Un homme est mort après avoir été poignardé dans cette ruelle du quartier Ville-Marie.

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La recrudescence de la violence à Montréal persiste alors que la métropole vit l’une de ses années les plus meurtrières de la dernière décennie.

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«C’est préoccupant», reconnaît Marc Ouimet, professeur à l’École de criminologie de l’Université de Montréal, précisant tout de même que la ville se trouve loin des bilans des années 1970 et 1980 où l’on comptait deux à trois fois plus d’homicides annuellement.

Le plus récent événement a eu lieu dimanche matin, alors qu'un homme de 48 ans a été retrouvé sans vie dans un logement de la rue David-Boyer, près du boulevard Shevchenko, dans l’arrondissement de LaSalle.

Il s'agit du deuxième meurtre du week-end. Vendredi, vers 20h, un homicide est survenu dans une ruelle près de l'intersection du boulevard René-Lévesque et de l'avenue Hope, dans l’arrondissement de Ville-Marie. Un homme de 23 ans a succombé à ses blessures après avoir été poignardé au haut du corps. Le suspect court toujours.

Avec ce 28e homicide, 2021 risque donc d’être parmi les années les plus meurtrières de la dernière décennie. Les années 2011 et 2012 ont été particulièrement tragiques avec 35 meurtres, selon les rapports annuels du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Près de la moitié

Alors que la lutte au crime organisé s’est intensifiée dans les derniers mois à Montréal, près de la moitié des 28 homicides commis cette année ont impliqué des armes à feu, selon le SPVM.

Une fusillade qui a fait trois morts et deux blessés dans l’arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles avait notamment ébranlé la population début août.

À cela se sont ajoutés de nombreux coups de feu qui ont fait des blessés et terrorisé des quartiers comme Saint-Michel, Montréal-Nord et le Sud-Ouest.

«Que ce soit une année avec deux homicides de plus ou cinq de plus que l’année passée, c’est peut-être relié aux armes à feu, mais ce n’est pas catastrophique», rassure Guy Ryan, ex-enquêteur au SPVM.

«Il faut les efforts nécessaires pour augmenter le sentiment de sécurité des gens dans tous les secteurs», poursuit-il.

Confinement

Le couvre-feu et les nombreuses mesures sanitaires seraient également à considérer pour expliquer le bilan actuel de la métropole, conçoit Marc Ouimet, qui juge que la ville demeure «très sécuritaire».

«La pandémie a peut-être contribué à ça parce que les relations sociales ont diminué, souligne le professeur. Les gens qui vivent dans la rue, en marge, sont de plus en plus isolés.»

Le criminologue cite en exemple les altercations parfois fatales entre des itinérants.

Ce fut le cas, un peu plus tôt en octobre, dans les locaux de la Mission Old Brewery, lorsqu’un homme a été poignardé à mort lors d'un conflit qui a dégénéré. 

28 meurtres... et il reste deux mois à 2021   

  • 2011: 35  
  • 2012: 35  
  • 2013: 28  
  • 2014: 28  
  • 2015: 29  
  • 2016: 23  
  • 2017: 24   
  • 2018: 32  
  • 2019: 25  
  • 2020: 25   

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