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«Salle de nouvelles» au Trident: du grand Denis Bernard

Salle de nouvelles
Photo courtoisie, Stéphane Bourgeois

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À la fin de la première de Salle de nouvelles, la foule s’est levée pour offrir une ovation au comédien Denis Bernard, qui porte cette pièce sur ses épaules. 

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Succès du cinéma à la fin des années 70, l’adaptation théâtrale du long métrage Network: Main basse sur la télévision est à l’affiche jusqu’au 20 novembre, au Trident.

Présentée pour la première fois en français, après avoir connu du succès à Londres et sur Broadway, Salle de nouvelles plonge dans le monde de l’information spectacle.

Les cotes d’écoute sont à la baisse. Le lecteur de nouvelles Howard Beale est sur le point de perdre son emploi. 

Il profitera de sa présence à l’écran pour faire un coup d’éclat. Il annonce, en ondes, son intention de s’enlever la vie en direct. Une charge inattendue qui secouera l’équipe derrière le bulletin de nouvelles et les dirigeants du réseau UBS.

Beale obtient la permission de revenir en ondes le lendemain, pour s’expliquer et pour se retirer en dignité. 

Éclaté

Le lecteur de nouvelles en rajoute et se lance dans une attaque contre la « bullshit » et l’hypocrisie de son époque. Les cotes d’écoute s’emballent. On décide de le maintenir en ondes. 

Howard Beale profite de sa tribune. Il commente les nouvelles et demande aux gens de se révolter. 

À partir de ce moment, Denis Bernard incarne un homme plus grand que nature.

Denis Bernard joue à la perfection cet homme plus grand que nature qui ne va pas bien. Une grande performance. Intense et enflammée. 

La mise en scène de Marie-Josée Bastien est éclatée. L’espace devient un studio de télévision, un appartement ou une rue de New York. C’est très dynamique et il y a beaucoup de mouvement. 

On intègre, de façon amusante et subtile, les spectateurs en les faisant applaudir et scander un slogan. 

On s’interroge, toutefois, sur la pertinence d’une courte scène de baise entre le rédacteur Max Kaufman et la directrice des programmes Diana Christensen, qui n’ajoute pas grand-chose.

Idée intéressante, les personnages qui évoluent à la fin des années 70 se retrouvent, de façon subtile, au fil des segments, dans le monde d’aujourd’hui. Les téléphones à cadran sont remplacés par des téléphones intelligents. Il y a des courriels, des textos et des tablettes. Le monde a changé, mais tout le questionnement autour de l’information spectacle, lui, demeure le même et est pertinent.

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