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CF Montréal: des décisions qui ont fait mal

Nick De Santis
Photo d'archives

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Quand on pense à l’histoire de l’Impact de Montréal, il y a trois noms qui viennent en tête : Joey Saputo, Mauro Biello et Nick De Santis.

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Ce dernier a passé 26 ans au sein de l’organisation dans diverses positions, autant sur le terrain que dans les bureaux.

Il est donc un bon interlocuteur pour analyser le départ du président du CF Montréal Kevin Gilmore.

« Suis-je surpris ? Pas du tout, commence-t-il au bout du fil. Il semble que tout ce qui s’est passé avec le club a fait en sorte que les gens se sont détachés du club et qu’il n’existe plus vraiment. »

L’Impact semblait s’être positionné comme la seconde équipe montréalaise après le Canadien, mais le CF Montréal n’a pas su trouver sa place cette année.

Destruction

De Santis a traversé presque toutes les étapes de la vie de l’Impact et il a l’impression qu’on a détruit l’identité et l’histoire de l’équipe en effectuant un changement de nom.

« Quand je vois ce qui a été fait au club après tous les efforts qui ont été investis, je trouve ça triste parce que tout ça a pratiquement été détruit en deux ans. »

De Santis espère maintenant que la direction saura prendre la bonne décision et faire marche arrière, surtout que sur le terrain l’équipe lui plaît.

« Je ne sais pas quel est le plan, mais revenir vers l’ancien nom pourrait être un retour dans la bonne direction. Ce n’est jamais une mauvaise chose d’admettre qu’on a commis une erreur.

« Je n’ai pas regardé tous les matchs cette année, mais ceux que j’ai vus m’ont permis de voir que Wilfried [Nancy, l’entraîneur-chef] a fait un très bon boulot. »

On a aussi réclamé son départ

S’il y en a un qui a goûté à la médecine des Ultras, c’est bien Nick De Santis.

Du temps où il prenait les décisions sportives, il se faisait souvent railler par les amateurs, dont les plus radicaux réclamaient son départ.

Et pourtant, jamais il n’aurait voulu qu’on les bannisse du Stade Saputo comme c’est le cas depuis la fermeture de la section 132, en septembre.

« Je ne suis pas du tout d’accord avec la fermeture de la section 132. On parle de groupes de partisans qui sont là depuis de nombreuses années.

« Ils ont le droit de se plaindre, ça fait partie du sport. Leur présence rend le Stade Saputo plus intimidant, je l’ai senti tellement souvent quand j’étais joueur. »

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