/finance/business
Navigation

Ligne de transport électrique: échec cuisant pour Hydro-Québec dans le Maine

Les citoyens de l’État ont bloqué un projet qui aurait rapporté 10 milliards $

Hydro Québec Maine
Photo courtoisie Malgré une opposition citoyenne dans le Maine, les travaux de la ligne de transport d’électricité New England Clean Energy Connect (NECEC) étaient déjà amorcés, Hydro-Québec et ses partenaires ayant obtenu toutes les autorisations des autorités.

Coup d'oeil sur cet article

Les citoyens du Maine ont fait subir un échec retentissant à Hydro-Québec, hier, en votant pour bloquer un corridor électrique sur leur territoire qui aurait permis à la société d’État d’exporter 10 G$ en électricité dans la Nouvelle-Angleterre pendant 20 ans.

• À lire aussi: Malgré le refus au Maine, Québec ira de l’avant avec sa ligne d'Hydro-Québec vers le Massachusetts

• À lire aussi: Hydro-Québec vous demande de baisser l’électricité au maximum

Mardi soir, vers minuit, le camp en faveur de l’interdiction de construire des lignes à haute tension sur le territoire du Maine menait avec 60 % contre 40 % pour le camp du non, avec 73 % des votes comptabilisés. Le référendum qui comprenait trois questions, dont celle-ci se tenait mardi en journée. 

Hydro Québec Maine
Photo courtoisie

Le quotidien local Bangor Daily News et son partenaire Decision Desk HQ avaient alors déclaré les opposants au projet gagnants.   

  • Écoutez l'entrevue de Philippe-Vincent Foisy avec Lynn St-Laurent, porte-parole d’Hydro-Québec, sur QUB radio:   

Lourdes conséquences

Ce cuisant revers bousille un contrat d’approvisionnement en électricité que l’État du Massachusetts avait conclu avec Hydro-Québec et qui devait rapporter à cette dernière 10 milliards $ sur 20 ans.

En effet, l’entente dépendait de la construction d’une ligne d’interconnexion de 233 kilomètres dans l’ouest du Maine afin de desservir toute la région de la Nouvelle-Angleterre. Les travaux pour la construire, estimés à 1 milliard, avaient déjà commencé sur le territoire du Québec.

Dans un reportage paru mardi dans le Journal, la porte-parole d’Hydro-Québec avait pourtant prédit un résultat « serré » au référendum.

C’est la deuxième fois en quelques années qu’un projet de cette envergure est bloqué par nos voisins du Sud. En 2018, un projet similaire avait avorté en raison de la décision défavorable de commissaires dans le New Hampshire, où la ligne devait d’abord passer.

  • Écoutez La Rencontre Lisée – Mulcair avec Jean-François Lisée et Thomas Mulcair au micro de Richard Martineau sur QUB radio :

Dépenses historiques

Les groupes qui ont financé les camps du oui et du non de la question référendaire ont dépensé des sommes sans précédent dans l’histoire du Maine pour influencer la population.

Ceux qui souhaitaient empêcher cette interdiction et ainsi permettre le projet ont dépensé 67 millions de dollars américains dans la campagne publicitaire, dont 20 M$ US provenaient d’Hydro. 

Ils rassemblaient des environnementalistes, des élus et des entreprises en faveur du projet.

La secrétaire de l’énergie de l’administration du président démocrate Joe Biden était parmi les alliés d’Hydro-Québec.

Ceux en faveur de l’interdiction regroupaient d’autres élus, mais aussi des environnementalistes et des concurrents d’Hydro-Québec, soit des centrales au gaz qui voulaient bloquer la société d’État. Officiellement, ils ont dépensé 25 millions $ US en publicité.

À plusieurs reprises, la patronne d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, avait accusé les opposants de jouer « sale » et de mener une campagne de désinformation.

À VOIR AUSSI  

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.