/opinion/columnists
Navigation

Guy Rocher, un monument vivant

Guy Rocher
Photo d'archives Guy Rocher

Coup d'oeil sur cet article

Le tome II de la biographie du sociologue Guy Rocher, rédigé par Pierre Duchesne, est maintenant disponible en librairie.

C’est aussi l’histoire du Québec depuis les années 60 qui est rappelée à travers le parcours du sociologue.

L’homme de 97 ans continue d’ailleurs d’être actif et de se positionner sur les enjeux majeurs qui touchent notre société.

Il le fait de façon réfléchie, sereine et en ouverture au propos de l’autre. On le découvre plus comme un être de conversation que de débats acrimonieux.

À l’heure où le ministère de l’Éducation veut introduire le développement de l’esprit critique dans le cours qui remplacera ECR, l’attitude du sociologue devrait servir d’exemple.

Changer

J’écrivais dernièrement qu’il est difficile de changer. Cependant, le parcours de Guy Rocher nous prouve que c’est possible.

Ce membre de la commission Parent, fervent catholique qui voulait entrer dans les ordres, s’est prononcé pour la déconfessionnalisation des commissions scolaires. Il penche aujourd’hui vers une laïcisation radicale.

Ayant lui-même suivi un cours classique, il a prôné son abolition au sein de la commission Parent. Il déplore qu’on ait encore une école ségrégationniste et élitiste.

Fédéraliste dans les années 60, il est devenu fermement indépendantiste, car c’est selon lui le seul moyen de maîtriser notre destin national comme peuple québécois.

Je pourrais continuer sur cette lancée, je veux plutôt souligner son cheminement intellectuel et le sérieux de ses réflexions que révèle le bouquin.

Chose certaine, comprendre le monde dans lequel nous vivons s’avère la meilleure manière de le transformer pour le bien-être du plus grand nombre. Être capable de s’en parler, c’est encore mieux !

À lire

La biographie de Rocher apparaît comme une source d’inspiration qui ne saurait se tarir. L’écriture efficace de Pierre Duchesne y contribue et j’espère que vous aurez le même plaisir à la lire.

S’ignorer ou se reconnaître, telle est la question !