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Pénurie de personnel: QS réclame des stages payés pour les profs

Le tout aiderait à contrer la pénurie dans le domaine

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Québec solidaire réclame la rémunération de tous les stages en éducation pour inciter davantage d’étudiants à diplômer et contrer la pénurie d’enseignants.

Le Journal rapportait en début de semaine que dans certaines universités, près de 40% des étudiants en enseignement n’obtiennent jamais leur diplôme. 

Cette avenue devrait «être urgemment» envisagée par le gouvernement Legault pour contrer le «fort taux de décrochage» parmi les futurs enseignants, affirme Alexandre Leduc, député solidaire et porte-parole en matière d’enseignement supérieur. 

Il s’agirait d’une façon de réduire la «pression financière» qui pèse sur les épaules de plusieurs étudiants qui doivent concilier études, stage et boulot pour boucler leurs fins de mois, ajoute-t-il. 

Accorder une rémunération – ou une compensation financière – pour tous les stages en enseignement permettrait au gouvernement d’ajouter «une corde à son arc dans son plan pour remettre sur les rails le réseau de l’éducation», indique M. Leduc. 

Depuis 2019, Québec accorde une compensation financière aux étudiants en enseignement lorsqu’ils réalisent le quatrième et dernier stage de leur formation d’une durée d’environ 15 semaines. 

Or plusieurs étudiants doivent abandonner un emploi rémunéré lors de la réalisation des trois autres stages qui le précèdent et ont de la difficulté à joindre les deux bouts, affirme Savannah Hamaoui, étudiante en enseignement au secondaire à l’Université de Montréal. 

Elle-même devra abandonner ses deux jours hebdomadaires de suppléance et son emploi à temps partiel les samedis et dimanches lorsqu’elle fera son deuxième stage de trois semaines cet hiver, dit-elle. «C’est un peu ridicule. Présentement, je suis payée pour faire de la suppléance mais quand je vais tomber en stage, je ne le serai pas», lance-t-elle. 

Interrompre ses études pour travailler

La précarité financière et la forte demande pour des suppléants dans les écoles poussent même certains étudiants à interrompre leurs études pour aller travailler dans le réseau scolaire pendant une année complète, le temps de se faire un coussin financier leur permettant de terminer leurs études par la suite, raconte Savannah. 

«La solution passe vraiment par la rémunération de tous les stages», ajoute celle qui est aussi membre de l’exécutif de l’association représentant les étudiants en enseignement secondaire de l’Université de Montréal. 

Pour y arriver, l’étudiante propose d’utiliser les sommes consacrées par Québec à l’octroi de bourses d’excellence en enseignement, accordées aux étudiants qui ont les meilleurs dossiers académiques. 

Or ces bourses récompensent souvent ceux qui peuvent se permettre de ne pas travailler pendant leurs études, ce qui leur permet d’avoir de meilleures notes, déplore Savannah. «L’argent est là, il est juste mal réparti en ce moment», lance-t-elle. 

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