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À quoi croit réellement Denis Coderre?

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La dernière semaine nous a offert un concentré de ce qui est exaspérant du candidat Coderre.

Commençons par son refus de dévoiler ses revenus et sa liste de clients. Ce samedi, Denis Coderre refusait de se soumettre à l’exercice de transparence financière, prétextant que des ententes de confidentialité l’en empêchaient.

Le lendemain, la version évoluait, il acceptait d’ouvrir ses livres, mais seulement au conseiller à l’éthique, une fois élu.

Efficace, passionné, compétent peut-être, transparent, un peu moins, croyait-on.

Le surlendemain, la pression lui sortant par les oreilles, M. Coderre a finalement divulgué ses clients et ses revenus. D’un claquement de doigt, les ententes de confidentialité n’étaient plus confidentielles.

Voilà qu’une évidence remonte : Denis Coderre s’est, il y a longtemps, affranchi d’une certaine exigence de la vérité.

De la formule E au téléphone cellulaire jusqu’à sa liste de clients, c’est la même mécanique exaspérante à l’œuvre, celle de camoufler une controverse par une demi-vérité, un fait imprécis ou carrément par un mensonge.

Or, devant ces digues posées à répétition contre la vérité, l’électeur est en droit de se demander que vaut réellement la parole de M. Coderre.  

  • Écoutez l’entrevue avec Denis Coderre, chef d’Ensemble Montréal avec Benoit Dutrizac sur QUB radio :   

Le français

Prenons également sa récente position contre le projet de loi 96 à la table éditoriale du Montreal Gazette.

Les derniers sondages indiquent que la victoire de M. Coderre dépend du vote anglophone. Comme un lapin sorti de son chapeau, M. Coderre questionne maintenant la notion d’« anglophones historiques » du projet de loi 96, ce qui ne peut qu’avoir comme conséquence l’élargissement du nombre de Montréalais – principalement issus de l’immigration – ayant accès aux écoles anglophones.

On ne peut qu’être décontenancé de cette remise en question, aussi soudaine qu’opportune, du fondement même de la loi 101.

Toutes ses politicailleries nous poussent à cette question : à quoi croit réellement M. Coderre ?

À quelques jours du vote, on se demande encore pourquoi l’ex-maire veut Retrouver Montréal.

Peut-être que la réponse sera la même qu’il nous réservait en début de semaine : on le saura après l’élection !