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Apprivoiser une nouvelle vie

Brigitte Thibault fait ses derniers pas chez les amateurs en multipliant les leçons

Brigitte Thibault
Photo courtoisie, Texas Longhorns Avec les Longhorns du Texas, Brigitte Thibault a joint l’élite mondiale universitaire du golf chez les femmes.

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Changement de campus, d’État, d’équipe, d’entraîneurs collégiaux et de conférence de la NCAA créent des remous dans un environnement. Après trois mois chez les Longhorns de l’université du Texas, Brigitte Thibault apprend toujours à s’adapter à sa nouvelle vie. 

D’entrée de jeu, il faut le souligner : la golfeuse québécoise n’aime pas le confort. Vivant d’aventures et de découvertes, elle se plaît dans l’inconfort. Celui qui lui permet de grandir et de s’améliorer. C’est ce qu’on a observé dans son chemin chez les amateurs au fil des trois dernières années. 

Cet été, elle a pris une grande décision. Nouvellement diplômée de l’université de Fresno, elle avait quitté les Bulldogs où elle avait réécrit le livre des records de la formation californienne. Elle avait mis le cap vers Austin, dans l’État du Lone Star. 

La réputation des Longhorns n’est plus à faire. Évoluant dans la puissante conférence du Big12, la formation féminine de golf figure parmi l’élite nationale. 

Entourée d’une équipe débordant de compétences, Thibault fait ses derniers pas chez les amateurs. Selon le plan établi, elle fera le saut chez les professionnelles dès le printemps. Entre-temps, elle apprend aux côtés de l’entraîneur-chef Ryan Murphy et de l’adjointe Kate Golden. 

Un certain Jordan Spieth

Dans sa carrière chez les Longhorns, Murphy a entre autres dirigé un certain Jordan Spieth... En plus des Dylan Frittelli, Beau Hossler, Cody Gribble et plusieurs autres qui évoluent sur le circuit de la PGA.  

Golden, une vétérane de 18 saisons sur le circuit de la LPGA, a compilé une victoire et une quinzaine de tops 10 parmi l’élite féminine. Ayant traversé plusieurs épreuves, elle peut guider la Québécoise vers les plus hauts sommets. 

« Kate est rapidement devenue une mentore. Dans sa carrière, elle est tombée et s’est relevée. C’est très agréable d’apprendre de ses expériences. Dans mon jeu, elle m’aide sur les verts à trouver les bonnes sensations », a relaté Thibault en entrevue téléphonique avec Le Journal

« Et avec Ryan, c’est un nouveau style de travail, a-t-elle ajouté. On est indépendant. On est direct dans nos communications et c’est parfait ainsi. On travaille bien ensemble. Il a facilité ma transition. Il m’aide dans la qualité de mes frappes, les distances à franchir et la gestion des parcours. J’apprends énormément de ses expériences avec les grands noms du golf masculin. » 

À toutes ses participations en tournoi, la Québécoise qui fêtera ses 23 ans le 8 décembre se fait un devoir d’apprendre de nouvelles leçons. C’est dans sa nature. 

Les observateurs qui ne feront que consulter ses statistiques croiront qu’elle a connu des difficultés à cette session d’automne. Sur les parcours, celle-ci a pris fin le week-end dernier en Caroline du Nord. 

À ses neuf rondes lors des trois tournois auxquels elle a participé, Thibault a affiché un score moyen de 76,1 coups. Des résultats loin de ce à quoi elle était habituée à Fresno où elle avait établi des marques personnelles de 71,67 en 2020. 

Sur des parcours plus ardus et dans des conditions pas toujours faciles, elle n’a enregistré aucune ronde sous la normale. Habituée aux hauts de tableau, elle n’a pu percer les tops 30. Des performances qui l’ont fait chuter au 189e rang mondial cette semaine.

« J’ai continué à apprendre. Il n’y a rien qui cloche. C’est une période d’adaptation. J’ai complètement changé de vie, a-t-elle expliqué. C’est difficile à faire, car il y a eu énormément de changements en 2021. Il ne faut pas regarder uniquement les scores sur le tableau. »

Selon elle, une progression fulgurante à ses débuts dans la NCAA a attiré les regards. « Ce passage, cet automne, n’est pas inquiétant, a-t-elle assuré. J’en retire des leçons et je continue à pousser et à travailler. Le plan reste le même. L’avenir est aussi beau. Tout est correct. »

Vers Augusta et le Symetra

Justement, parmi les belles aventures de l’automne, Thibault a possiblement réservé sa meilleure performance lors du processus de qualification vers le Q-School de la LPGA. 

Son périple s’est arrêté à la deuxième étape, ce qui lui permet néanmoins d’obtenir un statut minoritaire sur le circuit Symetra, l’antichambre de la LPGA, l’été prochain. Selon le classement final du Q-Series, son rendement lui conférera un numéro de priorité pour participer aux tournois. 

« Je peux utiliser les quatre prochains mois pour travailler certains aspects de mon jeu, tels que les coups dans les vents, ma lecture des verts et tout mon jeu court. »

D’ici là, sans se créer trop d’attentes, elle croise les doigts pour que le facteur lui laisse un cadeau à sa porte. Avant la mi-janvier, elle pourrait recevoir une troisième invitation à participer au Championnat amateur féminin du Augusta National.