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Denis Coderre aurait dû prévoir le coup

Denis Coderre aurait dû prévoir le coup
PHOTO AGENCE QMI, TOMA ICZKOVITS

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Au cours des derniers mois, à plusieurs reprises, Denis Coderre nous a dit qu’il avait changé.

Il faut croire qu’il a tellement changé qu’il a complètement oublié les campagnes de 2013 et de 2017.

Il était écrit dans le ciel que la question à propos de ses clients dans le privé allait faire surface à un moment de la campagne.

Le principe et la perception

Sur le fond de la question, M. Coderre a raison. Si l'on veut attirer des femmes et des hommes de qualité en politique, on ne doit pas faire en sorte que nos politiciens doivent se dénuder à tout prix.

Cependant, l’ancien ministre libéral ne pouvait pas se permettre de donner seulement cette réponse aux électeurs. Pour un autre candidat, débattre de la nécessité de tout dévoiler aurait pu passer.

Mais, quand tu t’appelles Denis Coderre avec une perception (vraie ou non) que tu n’as pas toujours été transparent sur des dossiers municipaux du passé, tu n’as pas le choix de mettre cartes sur table.

C’est là que le chef d’Ensemble Montréal et son équipe ont manqué le bateau. Leur stratégie initiale n’a tellement pas bien fonctionné, que l’aspirant maire a finalement décidé de publier la liste de clients et le total de ses revenus de 2020.

La publication de la liste est arrivée après que M. Coderre nous eut donné deux ou trois versions différentes pour nous expliquer son refus.

Trop c’est comme pas assez

Du côté de Valérie Plante, c’est un cadeau sur un plateau d’argent.

Cependant, la mairesse sortante doit faire attention. Quand ton adversaire est à terre, tu n’as pas besoin de lui piler sur la tête pour gagner ton point.

Si l'on écoute bien Mme Plante, c’est presque rendu un crime de travailler pour le privé. Ce qui est loin d’être le cas.

Montréal est une métropole où l’entreprise privée joue un rôle très important. Ce serait bien que Mme Plante se le rappelle.