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Des chambres de commerce agacées par la tribune unilingue

CCMM
Photo Chantal Poirier Le PDG de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc (à droite), s’attendait à une meilleure maîtrise du français de la part de Michael Rousseau (à gauche).

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Des chambres de commerce se sont montrées agacées, jeudi, par le tapis rouge déroulé au PDG unilingue d’Air Canada par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).

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« Il y a peut-être, oui, un avertissement pour une prochaine fois », a observé Nancy Labbé, directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Nouvelle-Beauce, à propos de la tribune accordée au PDG unilingue.

« Nous croyons que le français devrait faire partie de la priorité de nos chambres de commerce partout au Québec », a soutenu Eliane Galipeau, directrice générale de la Chambre de Commerce et d’Industrie Beauharnois, Valleyfield, Haut-Saint-Laurent.

En octobre, lors des auditions du projet de loi 96, le PDG de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), Michel Leblanc, avait rétorqué au ministre Simon Jolin-Barrette que « les entreprises ont peur » de certains aspects de sa réforme de la loi 101. 

  • Écoutez Yves Daoust, directeur de la section Argent du journal de Montréal et du Journal de Québec, sur QUB radio :   

« Commanditaires piliers »

Avant d’offrir cette tribune au PDG d’Air Canada, qui est l’un de ses « commanditaires piliers » de longue date, la Chambre avait rappelé au Journal qu’elle estime que « la langue des affaires du Québec est le français ».

Or, ces derniers jours, avant l’allocution controversée, Michel Leblanc a défendu bec et ongles le choix de Michael Rousseau de s’exprimer en anglais.

« M. Rousseau a choisi de faire son allocution en anglais. Ça lui revient », a-t-il lancé à Benoit Dutrizac sur QUB Radio. Après son discours, il avait cependant déchanté en constatant qu’il « était aussi inconfortable » en français.

Jeudi, des dirigeants de chambres de commerce n’ont pas caché leur malaise de voir la tournure des événements, alors qu’elles multiplient leurs efforts pour promouvoir la francisation en entreprise.

« Si Monsieur Rousseau veut venir chez nous, ça va nous faire plaisir, mais c’est sûr qu’il va avoir un petit cours de français », a lancé Nathalie Rochefort, directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie du Cœur-du-Québec.

À Longueuil, Alain Chevrier, président du conseil de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud, a affirmé de son côté qu’il aurait « fait les choses différemment ».  

Pour Léopold Beaulieu, ex-PDG et fondateur de Fondaction CSN, « la Chambre de commerce aurait dû offrir la traduction simultanée puisque le français est la langue officielle du Québec ».

– Avec la collaboration d’Olivier Bourque


Jeudi, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) n’a pas pu commenter l’affaire parce que son porte-parole n’était pas disponible.

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