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Une semaine de serpent et échelle pour le drapeau du Canada

Drapeau du Canada
Photo d'archives, Agence QMI

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Les drapeaux canadiens, en berne depuis le 30 mai à la suite des découvertes de dépouilles d’enfants autochtones sur le site du pensionnat de Kamloops, seront hissés au sommet des mâts puis redescendus à deux reprises d’ici le 11 novembre, au jour du Souvenir.

Tout d’abord, ils seront hissés le dimanche 7 novembre au soir, au coucher du soleil, pour être mieux remis en berne le lendemain à l’aube, en l’honneur de la Journée des anciens combattants autochtones, soit le 8 novembre.

Le même soir du 8 novembre, au coucher du soleil, les drapeaux d’un bout à l’autre du pays seront à nouveau hissés au sommet, et ce, jusqu’au 11 novembre, jour du Souvenir. Ce jour-là, le 11 novembre, les drapeaux finiront leur aventure et se retrouveront de nouveau en berne, et ce, pour une durée indéterminée.

La décision a été annoncée vendredi après-midi dans un communiqué envoyé conjointement par les ministères du Patrimoine et celui des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord.

Le gouvernement de Justin Trudeau n’a toujours pas fixé de date précise à laquelle l’unifolié pourra de nouveau flotter à sa hauteur habituelle. Le premier ministre a indiqué dans les derniers mois qu’il laissait aux communautés autochtones du pays le soin de choisir le moment approprié pour ce faire.

«Sa mise en berne pendant la plus longue période dans l’histoire de notre pays témoigne d’un exceptionnel sentiment de deuil», explique-t-on dans le communiqué.

Cette décision ne repose pas uniquement sur la tragique découverte de Kamloops, mais sert aussi à commémorer l’horreur des pensionnats autochtones.

La décision n’a pas fait l’unanimité chez les partis d’opposition à Ottawa.

Le chef conservateur Erin O’Toole a récemment demandé dans une tribune publiée dans le «Toronto Sun» que les drapeaux retrouvent leur position historique dès le début de la semaine prochaine, en l’honneur des militaires ayant perdu la vie au cours de la Première Guerre mondiale et des autres guerres qui ont déchiré le monde au cours du siècle passé.

Quant au chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, avait affirmé la semaine dernière que «le gouvernement Trudeau – sur la base des apparences et assurément pas sur la base des gestes – a livré le drapeau de son pays à lui un peu en otage à des gens qui vont exprimer des revendications à bien des égards totalement légitimes».

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