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Désinfection d’équipements de soccer: artisans d’une bonne cause

10 000 pièces d’équipement de soccer nettoyées pour les familles dans le besoin

Stéphanie Villandré et Jean-François Fecto
Photo courtoisie Stéphanie Villandré et Jean-François Fecto prêtent main-forte pour aider des familles dans le besoin.

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Nettoyer plus de 10 000 pièces d’équipement usagé en leur redonnant une seconde vie, c’est ce qu’ont réalisé les entrepreneurs Stéphanie Villandré et Jean-François Fecto cet automne. Leurs bons soins feront sourire plus de 2000 joueurs de soccer issus de milieux défavorisés de la métropole.

Propriétaires depuis cinq ans de l’entreprise montréalaise Nettoyeur Rapide ayant pignon sur la rue Sainte-Catherine depuis 75 ans, ils ont généreusement travaillé durant près d’un mois afin de tout laver en profondeur.

Quand on connaît les enjeux concernant la désinfection d’équipements sportifs, il n’y avait aucun risque à prendre. 

Rappelons qu’en mars 2019, Le Journal avait présenté les résultats de tests bactériologiques menés dans les « poches » de hockey de joueurs amateurs. Il avait aussi rapporté les histoires rocambolesques de plusieurs sportifs mis K.-O. par des parasites. 

L’équipement de soccer usagé n’est donc pas différent. Il doit aussi être désinfecté pour éviter de refiler de mauvaises surprises à son nouveau propriétaire. 

Parmi les 10 000 pièces reçues, les nettoyeurs ont lavé des maillots, des shorts, des gants, des souliers et des protège-tibias. 

La totale

« Tous les vêtements ont été nettoyés à la machine tandis que les gants, les souliers et les pièces de protection ont été placés dans une pièce où l’on utilise une machine à ozone », a expliqué la copropriétaire Stéphanie Villandré, fière d’avoir participé à l’initiative au programme « Donnez l’avantage Fan Fini » mis sur pied par la BMO. 

« Nous avons laissé l’équipement durant près de 24 heures dans une pièce pour que le processus de désinfection à l’ozone soit pleinement efficace, a poursuivi la dame. Il tue les bactéries et élimine les mauvaises odeurs. Mais il n’enlève pas les tâches. » 

En effet, ce processus utilisant un puissant oxydant est utilisé dans les vestiaires des équipes professionnelles afin de tuer les bactéries de toutes les surfaces, les champignons et les agents pathogènes. Il s’agit d’une machine qui pulvérise du peroxyde d’hydrogène et de l’ozone dans l’air ambiant d’une pièce fermée. 

Les propriétaires de Nettoyeur Rapide ont pu désinfecter 300 à 400 articles à la fois dans leur cycle à l’ozone. 

Il leur aura fallu environ trois semaines pour accomplir la tâche.

« Dans le lot de tout l’équipement reçu, nous n’avons rien jeté. Tout a pu être nettoyé, a expliqué Mme Villandré. C’est parfait, car c’est pour une bonne cause que nous aimions beaucoup. »

Déjà disponible

Ce programme lancé cet été par BMO permet une meilleure accessibilité au soccer chez les jeunes dans le besoin. Grâce à la générosité des clubs locaux, des boîtes de dépôt dans des succursales bancaires et un événement au Stade Saputo à la fin août, plus de 10 000 articles ont pu être recyclés. 

On estime qu’environ 2500 joueurs à travers la métropole montréalaise sauront en bénéficier. 

« Le besoin est réel, a décrié la directrice principale de marque BMO, Mélanie Miron, agissant dans le programme. C’est une réalité près de chez nous, aussi assez universelle, qui empêche les jeunes de pratiquer un sport par faute de moyens financiers. On peut faire la différence, car on veut permettre à plus de jeunes de jouer au soccer. 

« Les besoins ne doivent plus être un frein, a ajouté celle qui s’est dite agréablement surprise par les dons massifs. Nous en avons reçu 10 fois plus que nos prévisions. »

Depuis le 4 octobre, et ce jusqu’à la fin novembre, une boutique en ligne est accessible pour les familles sélectionnées par le programme grâce aux organismes communautaires. 

Les jeunes peuvent choisir gratuitement jusqu’à quatre articles dans un inventaire classé selon les catégories et les grandeurs. 

Ils pourront ainsi sauter sur le terrain, bien équipé et en sécurité, dès le printemps.