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Incroyable, absurde... mais vrai!

Incroyable, absurde... mais vrai!
AFP

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Les informations erronées et les fausses nouvelles pullulent sur les médias sociaux, propagées, entre autres, par Facebook. Elles sont souvent répandues par des individus qui sont parfaitement au courant de leur fausseté, mais qui pensent pouvoir exploiter, à leur profit, la crédulité des naïfs, des ignorants et des faibles d’esprit. 

Mais il arrive parfois – très rarement – que des informations qui semblent totalement invraisemblables, au point d’être absurdes, soient vraies. En voici trois:

Le premier aéronef à s’envoler à Montréal était... hippomobile

À l’été 1907, Laurence Lesh, âgé de seulement 14 ans (1892-1965) s’est envolé à bord d’un engin plus lourd que l’air à Montréal, remorqué par un cheval au galop, inaugurant l’âge de l’aéronautique au Canada. C’est lui qui a conçu, construit et piloté le planeur. L’été s’est terminé avec plus d’une cinquantaine de vols effectués dans le ciel montréalais. Dans son livre Un gamin dans le ciel: «Larry» Lesh, Pierre Thiffault raconte comment le garçon a également établi un record du monde en restant en l’air pendant 24 minutes au-dessus du fleuve Saint-Laurent, cette fois remorqué sur dix kilomètres par un bateau à moteur.

Ces vols ont eu lieu plus de dix-huit mois avant que John McCurdy, le 23 février 1909, ne pilote le Silver Dart, le premier aéronef motorisé au Canada, en Nouvelle-Écosse, et ne vole sur environ 800 mètres.

Invité par un club d’aéronautisme de New York en 1908, le jeune Montréalais s’est risqué à effectuer une série de vols avec un nouveau planeur non testé, tiré cette fois par une voiture. Au troisième vol, devant une foule dépassant les 20 000 personnes, son aéronef s’est écrasé violemment. Il a été transporté à l’hôpital avec une cheville brisée. En 2008, il a été intronisé au Temple de la renommée de l’air et de l’espace du Québec.

Une unité de cavalerie repousse une attaque de sous-marin

Transportons-nous en mer de Marmara, près de la péninsule de Gallipoli, en avril 1915. Après avoir coulé un certain nombre de paquebots transportant du ravitaillement, le sous-marin britannique HMS E11 s’attaque à un bateau à aubes turc chargé de matériel militaire.

Pour éviter d’être coulé, son capitaine échoue le navire sur le rivage. Alors que le submersible Britannique s’en rapproche pour essayer de le détruire, une unité de cavalerie ottomane passe sur une falaise à proximité. L’officier turc donne l’ordre d’ouvrir le feu sur le sous-marin britannique qui se retire rapidement pour se submerger. C’est le seul engagement connu dans l’histoire entre un sous-marin et une unité de cavalerie.

À part ce revers, le submersible HMS E11 et son équipage ont mené une campagne navale remarquable coulant un total de 97 navires ottomans, dont certains dans le port même de Constantinople, provoquant une panique dans la ville. C’était la première fois qu’un navire ennemi réussissait un tel exploit depuis plus de 100 ans.

L’US Army a considéré créer des unités d’autruches montées

Devrait-on parler de «cavalerie autruchienne»? Le New York Times du 24 juillet 1879 rapporte que le colonel Hatch, officier de cavalerie réputé dont l’unité est déployée au Nouveau-Mexique, est déterminé à faire monter une partie de ses hommes sur des autruches plutôt que des chevaux.

Selon Hatch, les autruches sont des animaux rapides et très endurants qui peuvent subsister avec très peu d’eau et de nourriture. Une sorte de chameau à deux pattes. Les autruches peuvent courir jusqu’à 70km/h. Et pourraient être montées par des cavaliers pesant jusqu’à 160 livres.

L’état-major général de l’armée est vivement intéressé par le projet du colonel Hatch et des officiers ont reçu l’ordre de lire tout ce qui peut être écrit en faveur ou contre le projet.

Le NYT ne croit pas que ce soit une bonne idée. Le journal souligne que les autruches ont la mauvaise habitude, lorsqu’elles se sentent en danger, de fuir se cacher la tête dans une broussaille ou dans le sable, croyant les menaces disparues puisqu’elles ne les voient plus.