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5 constats: Canelo a le beau jeu

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Photo AFP Canelo Alvarez a été sans pitié pour Caleb Plant samedi soir à Las Vegas.

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Après la défaite des Alouettes à Winnipeg, j’ai trouvé une façon de regarder le combat d’unification entre Canelo Alvarez et Caleb Plant. Le type de duel que j’adore. Les meilleurs contre les meilleurs. 

L’objectif était majeur : la suprématie des super-moyens. Toutes les ceintures des 168 lb étaient à l’enjeu. La table avait été bien mise, mais la qualité de l’affrontement n’a pas été à la hauteur des attentes. 

On a assisté à un jeu entre un chat et une souris. Dès la première cloche, Alvarez s’est mis à la chasse alors que son adversaire se servait de son jab et de ses jambes pour éviter les échanges de puissance. 

La stratégie de Plant a bien fonctionné lors des 10 premiers rounds, mais il n’a pas réussi à se faire respecter de son adversaire. C’est l’une des clés contre un boxeur du calibre d’Alvarez. L’Américain n’avait pas la force de frappe pour faire réfléchir le Mexicain, qui a mis la pression sur lui du début à la fin. 

Au 11e round, Plant a commis une petite erreur. Alvarez a profité de la mince ouverture qui s’offrait à lui. Ce fut la fin des émissions. 

L’histoire avant les millions

Même si le combat n’a pas été excitant, Alvarez a écrit une page d’histoire en devenant le premier détenteur des quatre titres des 168 lb. On ne peut pas le lui enlever. 

Du même coup, il est devenu le sixième boxeur à unifier tous les titres d’une catégorie. Oleksandr Usyk (lourds-légers), Bernard Hopkins (moyens), Jermain Taylor (moyens), Terence Crawford (super-légers) et Josh Taylor (super-légers) sont les autres. 

Depuis quelques années, tous ses combats ont pour objectif de laisser sa marque dans le livre d’histoire de la boxe. Son héritage est très important à ses yeux. Je n’imagine pas la grandeur de la pièce où il entrepose toutes ses ceintures. Ça doit être digne d’un musée. 

Sur le plan financier, il fait partie des privilégiés. Il encaisse des dizaines de millions à chaque combat. Et c’est normal. Il est en mesure de générer des revenus immenses aux promoteurs avec qui il fait affaire. Il obtient sa part du gâteau. 

Beterbiev sur les rangs ? 

Après sa victoire contre Plant, Alvarez a évité de dévoiler ses plans pour ses prochains combats. Intéressant. 

Depuis trois ans, il mentionne le nom du champion unifié des mi-lourds, Artur Beterbiev. Pandémie ou pas, le Mexicain n’a pas encore approché le Montréalais d’origine tchétchène. 

Beterbiev n’a pas encore vu l’ombre d’une offre. Par contre, si l’équipe d’Alvarez voulait négocier, le champion des mi-lourds lèverait la main. Vous pouvez en être sûrs. C’est le type de défi qui l’allumerait. 

Beterbiev aura 37 ans en janvier. Selon ce qui circule, il n’a pas l’intention d’étirer sa carrière de façon inutile. Un combat contre Alvarez est en plein ce qu’il vise pour la dernière portion de son parcours. Il pourrait encaisser une bourse qui assurerait l’avenir de sa famille à Montréal et en Tchétchénie. 

Sur le plan boxe, ce serait excitant au possible parce qu’on aurait deux cogneurs dans le même ring. Il n’y aurait pas beaucoup de déplacements et de dentelle. De la puissance à l’état pur. 

Si ce combat se concrétisait, ce serait grandiose. Mon calepin et mon enregistreuse sont déjà prêts. Mon collègue Réjean Tremblay également. Tout ce dont nous avons besoin c’est d’une date et d’un lieu. On y serait sans faute. 

2. Les Alouettes ont un choix à faire

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Photo Agence QMI, Steve Madden

À moins d’un revirement dans les deux prochaines semaines, les Alouettes disputeront la demi-finale de l’Est sur la route. L’entraîneur-chef Khari Jones affirme qu’il vise la victoire à chaque match, mais il doit penser à reposer certains joueurs qui sont amochés. Les Alouettes ont le potentiel pour se rendre à la finale de la Coupe Grey, mais leurs joueurs-clés devront être en santé. Pour le reste, ils ont livré une performance intéressante à Winnipeg. Ils ont donné des signes encourageants en prévision des éliminatoires. Il ne faudra pas les éliminer trop rapidement.  

3. Price ne sauvera pas le CH

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Photo Martin Chevalier

Carey Price retrouvera ses coéquipiers aujourd’hui. Bonne nouvelle. Par contre, il ne faut pas s’attendre à des miracles de sa part. Le gardien aura besoin de temps pour retrouver son rythme de croisière et ses repères. Même s’il multiplie les arrêts comme lors des dernières séries, Price ne pourra pas tout faire tout seul. Ses coéquipiers devront fournir un effort soutenu devant lui pour qu’ils aient une chance de gagner des matchs. Une chose qui n’est pas arrivée depuis le début de la saison. Les prochains mois pourraient être pénibles au Centre Bell.  

4. L’Impact doit revenir 

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Photo PIerre-Paul Poulin

Le départ de Kevin Gilmore était inévitable. C’était rendu nécessaire pour cette concession qui fait du surplace depuis trop longtemps. Sa gestion ne faisait pas l’unanimité dans les bureaux et chez les amateurs. Les changements de logo et de nom ont été catastrophiques. Il est maintenant temps que Joey Saputo mette de l’ordre dans son organisation avant qu’il ne soit trop tard. Il doit ramener le nom de l’Impact pour reconnecter avec sa base de partisans de la première heure. Ce serait la première étape d’une longue liste.  

5. Mbilli n’a pas droit à l’erreur

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Photo courtoisie

C’est un cliché dans le monde de la boxe. Chaque combat est crucial. Par contre, dans le cas de Christian Mbilli, c’est vrai. Son combat contre Ronald Ellis est la chance d’une vie pour lui. La défaite n’est pas une option s’il souhaite obtenir un combat de championnat du monde. Lorsque le Français est sorti des rangs amateurs, il était perçu comme un des beaux espoirs de la boxe professionnelle. Mbilli doit maintenant le prouver avec une victoire convaincante afin d’attirer les projecteurs sur lui. Ça passe ou ça casse.