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C’était important pour mes parents que je respecte l’autorité

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Photo Ben Pelosse L’entraîneur-chef des Alouettes, Khari Jones.

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Né le 16 mai 1971, l’entraîneur des Alouettes, Khari Jones, est un homme fortement sympathique dont la passion pour le football existe depuis sa jeunesse, ce qui lui a permis de connaître une brillante carrière dans la LCF et comme journaliste sportif à la télévision.

Notre rencontre m’a permis de découvrir un homme pour qui la qualité de vie des autres est très importante. D’ailleurs, il est très impliqué dans le programme LivingWorks pour la prévention du suicide auprès des jeunes. Il a réalisé une vidéo promotionnelle qui a été vue par plus de 500 000 personnes. Khari Jones est fier d’être l’ambassadeur de l’organisation.


Ton père était un militaire américain.

Étant donné que mon père était un militaire des Forces armées de l’air, la famille a dû déménager assez souvent. Je suis né à Hammond, une ville de l’Indiana, et nous y sommes demeurés jusqu’à l’âge de mes cinq ans.


La famille se dirige ensuite vers la Californie.

Mon père a été transféré à la base aérienne McClellan située dans la région des North Highlands, à 11 km au nord-est de Sacramento, en Californie.


Le travail de ton père t’a influencé.

Mon père était assigné à la maintenance pour une grande variété d’avions, d’équipements et de fournitures militaires. Résultat, Papa m’a enseigné l’importance de respecter l’autorité et d’être bien organisé à mon travail.


Pratiquais-tu beaucoup de sports dans ta jeunesse ?

Maintenant que je demeure au Canada depuis plusieurs années, j’ai compris combien j’étais choyé de pouvoir jouer au basketball, au football et au baseball douze mois par année.


Ton père était ton entraîneur.

Mon père croyait que j’allais devenir un joueur d’arrêt-court au baseball, mais il s’est trompé. Dans toutes mes équipes de football, au primaire et au secondaire, mon père faisait partie du groupe d’entraîneurs. Je peux vous confirmer qu’il était plus sévère envers moi qu’avec mes coéquipiers.


Tu as passé de beaux moments avec ton père.

Je voyais mes amis qui n’avaient pas de lien privilégié avec leurs pères comme j’en avais avec le mien. Le soir, je m’assoyais avec mon père en train de discuter des différents jeux ou je me lançais avec lui. Ce sont des moments inoubliables pour moi.


Quelle est la relation avec ta mère ?

Ma mère, c’est elle qui nous transmettait son énergie afin qu’on puisse comprendre qu’il y a toujours une façon de réussir dans la vie, si l’on y met l’énergie nécessaire. Dans les moments plus difficiles de notre vie, maman était toujours présente pour nous appuyer et nous conseiller.


Prenez-vous des vacances en famille ?

Malheureusement non. À l’époque, c’était impossible, car mon frère et moi étions toujours en tournoi ou en train de jouer avec nos équipes respectives.


Dans ta jeunesse, as-tu vécu une tension raciale ?

Parce que mon père travaillait sur une base américaine qui comprenait plusieurs communautés américaines de différentes origines, je n’ai jamais vécu de tension raciale.


Quelle est la première fois que tu as quitté la maison ?

Une fois mes études au secondaire terminées, je me suis inscrit à l’université de Californie à Davis (communément nommée UC Davis), une université publique située à 45 minutes de chez moi. J’ai demeuré sur le campus.


Est-ce que l’on t’a offert une bourse d’études ?

J’aurais bien aimé avoir reçu une bourse de n’importe quelle université, mais je n’ai jamais reçu de bourse d’études.


Tu as aussi étudié en art dramatique à l’université.

J’ai adoré jouer dans des pièces de Shakespeare. D’ailleurs, cela m’a permis de rencontrer ma future épouse, Justine. Nous avons partagé la scène dans différentes pièces de théâtre. Aujourd’hui, nous somme choyés d’avoir deux merveilleuses filles, Jaelyn et Siena.


Qui a été ton mentor au football ?

Bob Biggs, mon entraîneur universitaire. Il m’a enseigné les rudiments du football.


Pourquoi aurais-tu aimé rencontrer le président Barack Obama et le regretté chanteur Prince ?

Le président Obama est pour moi un symbole de leadership. Quant au chanteur Prince, j’aurais tellement aimé le voir en spectacle, car j’aime beaucoup sa musique.


Tu as connu une belle carrière universitaire.

Je ne suis pas du genre à louanger mes succès personnels. Je suis devenu le premier quart-arrière de l’UC Davis à accumuler plus de 3000 verges en une saison et plus de 50 touchés en carrière.


Excusez-moi, car je vais quitter temporairement mon thème d’entrevue. Tu as été reconnu en deux occasions pour ton talent exceptionnel.

OK, mais ensuite, on cesse de parler de mes succès individuels, car sans mes coéquipiers je n’aurai jamais reçu ces honneurs.


Temple de la renommée et Joueur par excellence ?

En 2000, j’ai été intronisé au Temple de la renommée de l’UC Davis Aggies. En 2001, j’évoluais avec les Blue Bombers de Winnipeg et j’ai été nommé le joueur par excellence de la LCF.


Tu es très impliqué dans le programme pour la prévention du suicide auprès des jeunes.

L’un des plus grands défis pour les jeunes, c’est la santé mentale. Je me suis impliqué dans le programme LivingWorks pour la prévention du suicide auprès des jeunes.