/news/politics
Navigation

Revers humiliant pour Coderre

Coup d'oeil sur cet article

Denis Coderre a perdu son match revanche contre Valérie Plante, dimanche, une seconde défaite « humiliante » qui signe probablement la fin de sa carrière en politique municipale.

• À lire aussi: Valérie Plante défait Denis Coderre et est réélue mairesse de Montréal

• À lire aussi: Tous les développements des élections municipales

 « Je n’ai ni regrets ni remords », a-t-il déclaré devant un parterre de partisans, dans une salle qui s’est remplie à la dernière minute.  

  • Écoutez la rencontre des analystes politiques Marc-André Leclerc et Elsie Lefebvre

Il a d’ailleurs prononcé son discours après celui de Valérie Plante, alors que la tradition veut que le gagnant du scrutin parle en dernier. 

« Évidemment, c’est une grande déception », a affirmé M. Coderre, précisant qu’il était également déçu du faible taux de participation des électeurs (plus de 36 %). 

« Ce fut une des campagnes les plus sales que j’aie vécues », a-t-il ajouté.

L’ex-maire de Montréal tentait de ravir à Valérie Plante le poste qu’elle lui avait elle-même ravi en 2017.

« Avec un tel écart [...], c’est une défaite humiliante », analyse la professeure à l’École des médias de l’UQAM, Kathleen Lévesque. 

« C’est humiliant pour lui parce que c’est un homme qui croit en ses moyens », abonde la professeure en gestion municipale à l’UQAM, Danielle Pilette. 

« Je suis vraiment surprise de l’écart [des résultats préliminaires entre Plante et Coderre]. Je m’attendais à ce que ce soit beaucoup plus serré que ça », s’est étonnée Suzanne De Larochellière, une candidate d’Ensemble Montréal présente au rassemblement.  

  • Écoutez le tour des actualités de Philippe-Vincent Foisy et Carl Marchand sur QUB Radio:   

« Autopeluredebananisé »

Au coude-à-coude dans les derniers mois, M. Coderre s’est fait devancer par Mme Plante dans les intentions de vote de la dernière semaine, qui n’a pas été facile pour sa campagne.

Il a été critiqué pour avoir d’abord refusé de dévoiler ses revenus et la liste de ses clients, contrairement à sa rivale. Il s’est ensuite ravisé, mais les analystes n’ont pas manqué de le taxer d’un manque de transparence rappelant l’épisode de la Formule E en 2017.

« Il s’est autopeluredebananisé », résume Mme Lévesque. 

Auparavant critiqué pour son arrogance, M. Coderre est entré dans la course en se présentant comme un homme changé qui osait davantage afficher sa vulnérabilité. Dans son livre Retrouver Montréal, paru en mars, l’ex-maire raconte qu’il a vécu une « crise personnelle » après sa défaite en 2017 et compare sa résilience à celle de sa ville. 

Un narratif qui n’aura pas su convaincre les électeurs, ont analysé les expertes interrogées.

Le chant du cygne ?

« Je pense que c’est le chant du cygne pour sa carrière en politique municipale », estime Mme Lévesque, qui se doute que M. Coderre ne siégera pas dans l’opposition à titre de chef du parti Ensemble Montréal. 

Sa campagne a été marquée par plusieurs accrocs. Il a dû larguer des candidats et même un aspirant conseiller, comme l’ex-boxeur Ali Nestor, accusé de voies de fait et d’agression sexuelle. 

Il a aussi dû défendre son candidat Antoine Richard après que notre Bureau d’enquête eut révélé ses pratiques interdites dans des flips immobiliers. 

Denis Coderre s’était présenté comme le candidat du « leadership », qui souhaitait voir rayonner sa ville à nouveau. 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.