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France Bélisle brise un plafond de verre à Gatineau

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GATINEAU | Une femme est portée à la tête de Gatineau pour la première fois de l’histoire. La candidate indépendante France Bélisle devient mairesse et réussit son pari d’expulser du pouvoir le parti du maire sortant Maxime Pedneaud Jobin.

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« Il y a une dame qui m’a dit : enfin on a une mairesse qui nous ressemble, et ça pour moi c’est le plus beau cadeau », a déclaré la nouvelle mairesse de la quatrième plus grande ville du Québec.

L’ex-PDG de Tourisme Outaouais est arrivée peu avant 10h à son local de campagne situé dans un centre commercial de Gatineau. Elle était très émue devant la cinquantaine de militants et la foule de journalistes qui l’attendaient.

Cinq candidats se présentaient contre elle, dont la cheffe d’Action Gatineau Maude Marquis-Bissonnette, dauphine du maire sortant, qui arrive seconde. Jean-François LeBlanc, conseiller municipal et candidat indépendant, arrive troisième, suivi de Rémi Bergeron, Jacques Lemay et Abdelhak Lekbabi. 

Les thèmes de l’environnement, du logement et des infrastructures ont animé la campagne dans un Gatineau en plein boom démographique. Les résidents attendent notamment un tramway et des infrastructures sportives.

France Bélisle, nouvelle mairesse de Gatineau, salue ses proches à l’annonce de sa victoire hier soir.
Photo Anne-Caroline Desplanques
France Bélisle, nouvelle mairesse de Gatineau, salue ses proches à l’annonce de sa victoire hier soir.

Mais c’est surtout sur la gouvernance et la taxation que les candidats se sont démarqués et que Mme Bélisle semble avoir fait mouche auprès de l’électorat manifestement en mal de changement après huit ans sous la gouverne d’Action Gatineau.

Le parti souvent étiqueté comme étant moins populaire que son chef, a présenté 19 candidats au poste de conseillers de district. Mais la moitié seulement était en voie d’être élus au moment de mettre sous presse.

Les taxes de la discorde

Au chapitre de la taxation, la cheffe d’Action Gatineau Mme Marquis Bissonnette prévoyait une hausse annuelle de taxes de 2,9 %, ce qui aurait été dans la continuité du maire sortant.

Pourtant, cette politique avait valu le prix « Presse-citron d’or » au maire Pedneaud Jobin en 2020. Il avait alors adopté la plus forte hausse de taxes foncières parmi les grandes villes de la province.

En réplique, le candidat indépendant Jean-François Leblanc promettait un gel de taxes, tandis que Mme Bélisle a elle proposé plus de « créativité budgétaire ».

En pigeant dans les surplus, en profitant des subventions et en empruntant, elle promet de supprimer la taxe de 1 % dédiée aux infrastructures pour plafonner la hausse de taxe foncière à 1,9 % en 2022, puis à 2,4 % par la suite.

Mme Bélisle veut aussi faire équipe avec le secteur privé pour doper l’offre en infrastructures. Elle veut notamment investir en culture et créer un second palais des congrès pour faire de Gatineau un pôle du tourisme d’affaires, une proposition qui colle avec les visées d’un promoteur bien connu de la région Gilles Desjardins, de Brigil. 

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