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Les Maskoutains rejettent le nouveau parti Saint-Hyacinthe unie

Les Maskoutains rejettent le nouveau parti Saint-Hyacinthe unie
Photo AGENCE QMI, CAROLINE LEPAGE

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Les Maskoutains ne veulent pas d’un parti politique à l’hôtel de ville de Saint-Hyacinthe, en Montérégie, et ont élu de justesse le nouveau maire André Beauregard qui se faisait une fierté d’être candidat indépendant.

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La lutte entre le nouveau maire André Beauregard et son adversaire Marijo Demers, la cheffe de Saint-Hyacinthe unie, s’est avérée extrêmement serrée durant toute la soirée électorale.

«Ce soir je suis tellement fier d'être Maskoutain. [...] Dès demain, je me mets au travail pour faire avancer Saint-Hyacinthe. [...] Je serai votre leader au coeur de l'action», a déclaré M. Beauregard lors d’une prise de parole au centre de congrès de Saint-Hyacinthe après l’annonce des résultats.

Celui qui a œuvré au cours des trois derniers mandats comme conseiller municipal du secteur Douville succède au maire sortant Claude Corbeil qui a tiré sa révérence après deux mandats.

Les deux aspirants maires ont retenu leur souffle durant toute la soirée électorale, car ils se sont retrouvés nez à nez jusqu’à la toute fin. Or, les électeurs ont finalement tranché et ont voté pour la continuité.

«Saint-Hyacinthe unie a été une aventure fabuleuse. [...] On ne fait pas notre entrée à l'hôtel de ville, mais on a offert des idées, des actions.[...] Ce n'est pas terminé», a indiqué Marijo Demers.

«Je ne peux pas être déçue, car je n'aurais pas pu donner plus. J'ai tout donné!», a-t-elle ajouté.

Indépendant

M. Beauregard a fait valoir durant la campagne l’importance d’agir à titre d’élu indépendant, comme le veut la coutume à Saint-Hyacinthe. Son message a été entendu, car la totalité des 12 candidats du parti Saint-Hyacinthe unie a mordu la poussière, dimanche soir. La cheffe, Marijo Demers, s’est quand même imposée comme une adversaire coriace.

Pour M. Beauregard, ces élections se sont avérées les plus prenantes, mais les plus gratifiantes. Il est fier de la campagne qu’il a menée. Le nouveau maire veut faire valoir son expérience du milieu municipal acquise depuis 12 ans.

Le centre-ville en chantier

Ce quinquagénaire accède à la mairie alors que le centre-ville de Saint-Hyacinthe est un vrai chantier. Des projets majeurs de construction visent à le faire renaître comme un pôle commercial et culturel, malgré la pandémie et la controverse en cours.

Des résidents ont été évincés et des bâtisses démolies, tandis que le nombre d’espaces de stationnement est réduit.

Quant à la Promenade Gérard-Côté qui longe la rivière Yamaska au centre-ville, l’élu de 53 ans réclame sa réfection et insiste pour que les autres paliers gouvernementaux s’impliquent financièrement. Il souhaite que ce corridor devienne un lieu rassembleur pour les citoyens en surpassant la Rivia de Drummondville, à laquelle le projet maskoutain est souvent comparé.

Aux élections de 2017, M. Beauregard avait été élu conseiller dans son secteur avec une forte majorité, soit 81,2 % des voix. Pour Mme Demers, il s’agit de sa première campagne municipale. Elle s’était portée candidate pour Québec solidaire à Saint-Hyacinthe aux élections provinciales de 2018 et avait terminé en deuxième position.

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