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Un taux de participation à priori limité à Montréal

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Photo d'archives, Joël Lemay

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Malgré des mois de campagne électorale, les Montréalais n’étaient pas particulièrement intéressés à voter, alors que le taux de participation est plutôt bas selon les premières données disponibles.

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À 16h, le taux de participation global était de 31,7 %, en incluant le vote par anticipation.

«Je ne suis pas tellement étonnée», a confié Danielle Pilette, professeure à l’UQAM et spécialiste de la politique municipale, qui remarque que les élections municipales se compliquent depuis les dernières années, et que la vision de la ville change.

  • Écoutez l'entrevue de la ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, Andrée Laforest avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

«Auparavant, la vision de la Ville était simple : elle donne des services, a fait remarquer Mme Pilette. Les campagnes électorales en parlent de moins en moins, pour plutôt parler de plus en plus d’investissements, de fiscalité, et de différentes matières sectorielles qui regardent aussi les autres paliers de gouvernement, comme l’habitation et le transport.»

Pour elle, il s’agit d’une tendance en émergence qui ne réussit toutefois pas à rallier tout le monde, et qui peut insécuriser certains électeurs.

«Le municipal n’est pas une instance de programme, ce n’est pas une instance qui redistribue la richesse. L’instance qui est la plus près des gens est celle qui envoie des chèques quand ils sont mal pris», a-t-elle ajouté.

Bien que l’intérêt pour les élections municipales ne soit pas aussi faible que pour celles des défuntes commissions scolaires, Mme Pilette estime que le système pourrait éventuellement être revu pour intéresser un plus grand nombre de personnes. 

  • Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Daniel Côté, premier vice-président de l'Union des municipalités du Québec et maire de Gaspé, sur QUB radio:   

Des bureaux de vote désertés

«C’est difficile à dire à ce moment-ci si les gens vont se présenter en fin de journée. Peut-être qu’ils voulaient profiter de la belle température pour faire autre chose. On souhaite que le plus grand nombre possible se déplace pour voter, mais on n’a pas de contrôle là-dessus», avait noté plus tôt dimanche André Chapleau, porte-parole pour Élection Montréal.

Cette situation a fait en sorte que le vote pouvait se faire très rapidement pour les gens qui se déplaçaient. «Il n’y a pas nécessairement de longues files comme on a pu connaître à l’élection fédérale», a fait remarquer M. Chapleau.

C’est également ce que l’Agence QMI a pu constater lors de sa visite de quelques bureaux de vote. En après-midi, dans le quartier de Saint-Michel par exemple, de longs moments pouvaient s’écouler avant la visite des électeurs.

«On ressasse souvent les mêmes affaires, et on ressasse souvent les conflits entre les candidats, plutôt que de parler de ce qu’ils ont à offrir», a confié Julie Bérarducci, qui se rendait voter dans Saint-Michel. «Je trouve que notre quartier en particulier a été un peu délaissé. On ne fait pas partie des quartiers sexy, mais on mérite le même traitement que les autres.»

Plus loin, dans le district Étienne-Desmarteau, dans Rosemont–La Petite-Patrie, l’école qui servait de bureau de vote accueillait un nombre relativement faible de visiteurs, qui pouvaient déjà repartir quelques instants après leur arrivée.

Parmi eux, Rachel Boulay a expliqué avoir suivi la campagne électorale à travers la télévision, en plus d’avoir pu rencontrer des candidats dans sa résidence pour personnes âgées, avant d’arrêter son choix sur Valérie Plante.

«Quand j’ai fait la balance, avec l’autre [Denis Coderre] qui ne s’occupe pas assez du monde qui sont moins riche. Ce n’était pas ma première idée, mais pour les pistes cyclables, j’ai une auto, mais je peux faire avec», a-t-elle affirmé, en expliquant que son choix a été pris à la suite de l’histoire avec le candidat à la mairie de Verdun pour Ensemble Montréal, Antoine Richard, qui a fait des «flips» immobiliers.

Venus voter en couple, Nathalie Guerrera et Jesus Salcedo ont expliqué avoir été informés des enjeux de la campagne principalement à travers leur fille au secondaire.

«On avait une idée, mais elle était contre et elle nous a expliqué pourquoi et elle nous a présenté les promesses de chacun», explique M. Salcedo.

Leur fille aura finalement pu convaincre sa mère de changer d’avis, mais pas son père, qui est resté sur ses positions.

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