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Une première femme à la tête de Val-d'Or

Une première femme à la tête de Val-d'Or
CLAUDE GIGUÈRE/AGENCE QMI

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Céline Brindamour sera la première femme à diriger Val-d'Or au terme d'une campagne électorale qui n'a pas soulevé de grandes passions et qui a vu la totalité des conseillers municipaux être élus sans opposition dans les huit districts de cette ville minière de l’Abitibi. 

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Ces dernières semaines, ses prises de positions nuancées au sujet des problèmes d'itinérance au centre-ville l'avaient fait se démarquer de son adversaire Léandre Gervais qui proposait une approche plus ferme.

Mme Brindamour, qui a obtenu 66% des voix exprimées, avait refusé, lors d'un débat l'opposant à Léandre Gervais, de qualifier de «délinquants» les itinérants bien visibles au centre-ville de Val-d'Or.

Alors que M. Gervais promettait de s'attaquer de front à l'insécurité manifestée par certains commerçants et citoyens, prônant entre autres les appels citoyens de dénonciation à la Sûreté du Québec, ainsi que la construction d'un centre de jour situé à l'extérieur du centre-ville, la nouvelle mairesse croit plutôt en une collaboration accrue avec les nombreux organismes communautaires actifs sur le terrain.

«J'ai rencontré les gens de plusieurs organismes et le constat que je fais, c'est qu'ils perdent un précieux temps à faire de la recherche de financement. Je m'engage à les épauler dès la semaine prochaine pour faire face à cette problématique et mon rôle va être de mettre de la pression avec eux pour qu'ils aient un financement adéquat et qu'ils puissent faire la job» a expliqué la nouvelle mairesse à l'Agence QMI quelques minutes après avoir appris qu'elle remportait l'élection à la salle Félix-Leclerc, où étaient réunis les membres de son équipe, ainsi que ceux de M Gervais.

Pause dans la réfection du centre-ville?

À petite échelle, le centre-ville de Val-d'Or et son artère principale ont pris des couleurs montréalaises au cours des derniers mois. En effet, la deuxième phase de la réfection de la 3e Avenue a enclavé plusieurs petits commerçants pendant de longues semaines, en plus de changer les habitudes des automobilistes fréquentant le secteur.

La nouvelle mairesse a promis d'étudier la possibilité de retarder la troisième phase des travaux prévue en 2022, question de laisser respirer un peu les commerçants. «On ne se lancera pas dans cette nouvelle phase si tous les matériaux nécessaires ne sont pas disponibles, comme c'est arrivé avant, sans quoi les travaux risquent de trop s'étirer», a-t-elle promis.

Mines et environnement

Lors d'un débat organisé par le Conseil régional de l'environnement de l’Abitibi-Témiscamingue il y a quelques jours, des citoyens présents ont soulevé l'enjeu de la pollution causée par les nombreuses mines d'or qui caractérisent l'économie de Val-d'Or. Mme Brindamour promet aujourd'hui de surveiller les aires protégées ainsi que les projets qui pourraient être problématiques.

Mais elle souligne aussi que la ville ne serait pas ce qu'elle est sans cette industrie et rappelle que les lois et règlements qui régissent l'activité minière sont en grande partie de compétence provinciale. «Oui, on veut de l'acceptabilité sociale, mais au-delà de ça, Val-d'Or a été bâtie grâce aux mines, c'est dans notre ADN», a dit celle qui a été conseillère du quartier Sullivan ces 20 dernières années.

Manque de logements

Avec un taux d'inoccupation des logements parmi les plus bas au Québec et une économie florissante malgré la pénurie de main-d'œuvre, il est souvent très difficile pour les travailleurs qui veulent s'établir à Val-d'Or de se trouver un toit, une problématique alimentant l'autre. Mme Brindamour pointe du doigt les coûts plus élevés de construction de maisons et de logements en Abitibi pour expliquer cette situation.

«Construire, en région, c'est jusqu'à 35 % plus dispendieux. Les villes de la région devraient se réunir pour étudier la possibilité de demander de l'aide au gouvernement», a proposé celle qui met sur le dos de la pandémie et de l'épuisement des citoyens le fait que le taux de participation à cette élection n'aura été que de 27 %.

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