/news/politics
Navigation

Valérie Plante défait Denis Coderre et est réélue mairesse de Montréal

Elle demeure à la tête de Montréal pour les quatre prochaines années après avoir éclipsé ses rivaux

Coup d'oeil sur cet article

Valérie Plante a passé le K.-O. à Denis Coderre au deuxième round. Traînant de la patte le printemps dernier, la mairesse sortante a remonté la pente pour vaincre le « Coderre nouveau » et restera à la tête de Montréal pour quatre autres années.

• À lire aussi: Revers humiliant pour Coderre

• À lire aussi: Tous les développements des élections municipales

Mme Plante a mené la course dès le début de la soirée hier. Au moment de mettre sous presse, elle avait récolté 52,15 % des voix, contre 37,84 % pour son adversaire.

Valérie Plante s’est présentée devant ses partisans à L’Olympia de Montréal avec un sourire triomphant, dimanche.
Photo Agence QMI, Dominick Gravel
Valérie Plante s’est présentée devant ses partisans à L’Olympia de Montréal avec un sourire triomphant, dimanche.

« L’élection de Projet Montréal en 2017, c’était pas un accident de parcours, a-t-elle lancé, réjouie, à ses troupes. C’était le début d’une nouvelle ère, d’une façon de gouverner Montréal [...] différente. Eh oui, on peut diriger la Ville de Montréal avec le sourire. »

Photo Agence QMI, Dominick Gravel

En novembre 2017, elle l’avait emporté contre toute attente avec 51 % des votes, contre 46 % pour M. Coderre, devenant la première mairesse de la métropole.

  • Écoutez le journaliste Alexandre Dubé avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

« Cette fois, on va encore plus loin. Pour la première fois, Montréal sera dirigée par deux femmes », a dit Mme Plante en parlant de sa future présidente du comité exécutif, Dominique Ollivier.

Photo Agence QMI, Dominick Gravel
  • Écoutez le tour des actualités de Philippe-Vincent Foisy et Carl Marchand sur QUB Radio:  

Nouvelle génération

Au moment où Denis Coderre a annoncé son retour dans la course, au printemps dernier, l’ex-maire menait dans les intentions de vote par environ 12 %. 

Il se présentait comme un homme changé avec une nouvelle image plus humaine.

Ce rebranding n’a toutefois pas suffi. Il a dû défendre des candidats controversés ou à s’expliquer. Sa rivale a ainsi remonté tranquillement la pente. 

Les deux candidats ont passé la majeure partie de la campagne au coude-à-coude dans les intentions de vote, mais dernièrement, Mme Plante a pris un léger ascendant. 

« C’est le signe qu’on est passé à une nouvelle génération de politiciens. Coderre était d’une vieille école, qui ne s’excuse pas après avoir fait une erreur. Ça ne passe plus », juge la professeure à l’UQAM et spécialiste de la politique municipale, Danielle Pilette.

Considérant le faible score de Balarama Holness, la professeure à l’École des médias de l’UQAM, Kathleen Lévesque croit qu’il s’agit d’une « victoire éclatante ».

Mme Plante a aussi conservé sa majorité au conseil municipal.

Projet Montréal a même réalisé un gain dans Verdun.

« Ça me confirme que les plans qu’on a pour Montréal, pour la transition écologique, pour l’habitation, on va pouvoir les mettre en place. Les citoyens ont parlé et croient dans la vision de Projet Montréal », a analysé la mairesse.

Plusieurs promesses des deux principaux candidats étaient similaires, comme ajouter 250 policiers et limiter la hausse des taxes à 2 % dans la première année de mandat.

Habitation et scandales

Mme Plante a mené sa campagne sur l’enjeu de l’habitation, notamment sur sa promesse phare de livrer 60 000 logements abordables sur 10 ans.

À trois jours du scrutin, son parti a eu sa plus grave crise de la campagne. Un élu et militant de longue date, Craig Sauvé, a fait l’objet d’allégations d’agression sexuelle.

Le nom de celui-ci apparaissait comme candidat de Projet Montréal sur les bulletins de vote et a été réélu. 

« Pour l’instant, il siège comme indépendant », a affirmé Mme Plante.


Valérie Plante ne sera pas la seule mairesse à diriger une grande ville du Québec. Gatineau, Longueuil et Sherbrooke auront aussi des femmes à leur tête.