/finance/business
Navigation

Affaire Michael Rousseau: la CAQ refuse de convoquer les patrons anglos

Le gouvernement caquiste n’a pas cru bon d’appuyer la motion de Québec solidaire

Coup d'oeil sur cet article

En pleine crise linguistique, le gouvernement Legault a refusé mardi après-midi une motion déposée par Québec solidaire visant à convoquer les patrons des grandes entreprises du Québec Inc. pour qu’ils s’expliquent.

• À lire aussi: Michael Rousseau a commencé son apprentissage du français

• À lire aussi: Polémique d'Air Canada: «C’est carrément inacceptable», affirme Pauline Marois

« C’est bien beau d’être outré, de déchirer sa chemise et sa robe, mais le temps est à l’action », a dénoncé au Journal Ruba Ghazal, porte-parole en matière de langue française de Québec solidaire. 

  • Écoutez l'entrevue de Ruba Ghazal avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

« Dans le discours de la CAQ, on met sur le dos des immigrants le recul du français, mais lorsqu’il s’agit de l’élite économique, ça, on ne touche pas à ça », a déploré la députée de Mercier. 

D’après Ruba Ghazal, ce « nationalisme mou » de la CAQ traduit un « double discours par rapport à la protection de la langue française ».

Incompréhensible

Pour le Parti Québécois, qui a appuyé la motion, la CAQ est incompréhensible.

« Pendant que dans le Globe and Mail on lit dans une lettre d’opinion que le français n’est pas nécessaire pour les PDG s’ils font un bon rendement, le gouvernement ne daigne même pas les entendre », a déploré Pascal Bérubé, porte-parole de la formation en matière de langue française. « Ça n’aurait pas réglé le fond des choses, mais ça aurait été un bon début », a-t-il ajouté.

MArdi, quand Le Journal a demandé au cabinet du premier ministre Legault pourquoi il avait rejeté la motion, il a répondu que le plus important en ce moment est de poursuivre l’étude du projet de loi 96. 

« Tous les partis ont eu l’occasion de faire leurs commentaires concernant le PDG d’Air Canada. Le plus important, maintenant, c’est de poursuivre l’étude du projet de loi 96, en commission parlementaire, pour qu’on agisse enfin pour freiner le déclin du français à Montréal », s’est limité à dire Ewan Sauves.

TEXTE DE LA MOTION REJETÉE

«Que l’Assemblée nationale demande à la Commission des institutions de convoquer des dirigeantes et des dirigeants de grandes entreprises, notamment Air Canada, Couche-Tard, la Banque Laurentienne et CGI, afin de dresser le portrait de l’utilisation du français à la tête des grandes entreprises et de formuler des recommandations qui assureront la pérennité du français dans les grandes entreprises.»

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.