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Denis Coderre: restera, restera pas?

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Deux jours se sont écoulés depuis la cuisante défaite de Denis Coderre et le suspense persiste. Acceptera-t-il de siéger comme chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville? Selon ce qu’a appris TVA Nouvelles, le politicien doit faire connaître sa réponse cette semaine.

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Si la plupart des candidats d’Ensemble Montréal ont décidé de rester silencieux jusqu’à la décision de leur chef, Réal Ménard, qui a été défait dans l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, n’a pas eu de gêne à pointer ce qui s’est mal passé durant la campagne. 

Il mentionne notamment le dévoilement tardif des mandats, clients, contrats et salaire de M. Coderre, qui a agi comme consultant dans le privé au cours des dernières années.

Pour M. Ménard, trois facteurs expliquent la défaite de Denis Coderre.

En premier lieu, l’ex-maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve mentionne «des ambiguïtés éthiques» qui n’ont pas été relevées. 

«Les gens comprennent que M.Coderre a travaillé dans le secteur privé, les gens ont droit de gagner leur vie, mais quand on aspire à diriger Montréal, il faut s’expliquer sur la provenance de nos revenus. La façon dont le tout a été présenté, ç’a donné l’impression qu’il y avait un manque de transparence, et dans la dernière semaine, on sentait que le tapis nous glissait sous les pieds», explique Réal Ménard.

Ce dernier évoque aussi les nombreux candidats qui ont fait parler d’eux pour les mauvaises raisons.

Troisièmement, la position d’Ensemble Montréal a fait mal au parti dans certains quartiers, estime M. Ménard.

«Ça pouvait être interprété comme un appui au bilinguisme institutionnel. On n’aurait pas dû demander des amendements à la loi 96», souligne-t-il.

Marvin Rotrand, qui vient de prendre sa retraite après 39 années de politique active à Montréal, avait donné son appui l’été dernier à Denis Coderre. S’il continue de croire que M. Coderre était le meilleur candidat pour diriger Montréal, il admet que les erreurs de parcours ne l’ont pas aidé.

«Trois semaines avant l’élection, j’étais convaincu qu’il allait gagner, mais Denis Coderre a perdu parce qu’il a laissé Valérie Plante détourner son message. Elle a dit aux électeurs: “vous devez avoir un doute concernant M. Coderre” et il n’a pas vraiment répliqué», soutient M. Rotrand.

De son côté, Michel Bissonnet, maire de Saint-Léonard pour l’équipe Ensemble Montréal, croit que Denis Coderre aurait dû dévoiler publiquement ses contrats bien avant les derniers jours de la campagne. 

M. Bissonnet, qui cumule 44 ans de vie politique active, souhaite par ailleurs que Denis Coderre accepte le poste de chef de l’opposition. 

«Il a livré dimanche soir un discours solide, ça venait du cœur, avec de la passion. Je souhaite qu’il reste chef de l’opposition, avec l’expérience qu’il a, ça va faire un meilleur conseil», clame Michel Bissonnet.

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