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Succès de Broadway: Denoncourt prépare une Annie québécoise

Une adaptation du succès de Broadway sera présentée à Montréal et à Québec

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Photo d’archives, AFP En 2012, c’est l’actrice Lilla Crawford qui enfilait la jupe rouge d’Annie à Broadway. Qui l’imitera dans la version québécoise que prépare le metteur en scène Serge Denoncourt ?

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La célèbre orpheline rousse, Annie, prendra un accent québécois à l’été 2022 : une adaptation de la comédie musicale classique de Broadway sera présentée à Montréal et à Québec.

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C’est Serge Denoncourt qui sera aux commandes de la mise en scène et de la traduction de cette production d’envergure, d’abord à l’affiche de Juste pour rire Montréal, à compter du 22 juin 2022, au Théâtre Saint-Denis, puis à la salle Albert-Rousseau de Québec, dès le 12 août.

Les amateurs de comédies musicales américaines seront servis, l’été prochain, puisqu’un autre succès de Broadway, Rock of Ages, s’installera au Capitole de Québec à compter du mois de juin.

Joint récemment à Paris où il séjourne actuellement pour quelques mois, Serge Denoncourt s’est dit enchanté de se frotter à ce poids lourd du théâtre musical, bien ancré dans l’imaginaire populaire depuis que la mouture originale a été jouée 2377 fois, de 1977 à 1983, à New York.

« Même le commun des mortels a déjà vu cette petite fille rousse avec une grosse tête frisée quelque part. Qu’on le veuille ou non, même si on n’est pas un fan d’Annie au départ, à un moment donné, on est tombés sur le film dans le temps des Fêtes, à Ciné-Cadeau », dit-il.

La grande question sera maintenant de savoir qui jouera Annie. Premier élément de réponse, le rôle sera tenu par deux comédiennes âgées de 9 à 14 ans.

« Ça prend deux distributions parce que légalement, ils ne peuvent pas jouer tous les soirs. Donc, ça me prend deux Annie », explique Serge Denoncourt, qui avoue sinon ne pas avoir tellement d’idées préconçues sur l’apparence physique de son (ou ses) Annie québécoise.

« Sincèrement, elle pourrait être issue de la diversité, blonde, rousse, je m’en fous. Je veux une Annie qui va s’amuser beaucoup avec moi, avec qui j’aurai une complicité et qui va conquérir le public. »

Succès en France

Serge Denoncourt ne chôme pas ces jours-ci. En plus des préparatifs d’Annie, il voit avec soulagement son dernier bébé, la comédie musicale Je vais t’aimer, basée sur l’œuvre de Michel Sardou, connaître du succès en France.

« J’ai eu peur, avoue-t-il. Sardou est quand même un monstre sacré ici. Et moi, je suis un Québécois qui s’en va monter une comédie musicale à partir de son œuvre. Les fans de Sardou, c’est quelque chose. Je me demandais s’ils allaient accepter ou non ma proposition. Le soir de première, j’étais dans un état épouvantable. Et puis ça a marché », se réjouit-il.

Il est aussi derrière deux autres projets d’importance en France : le spectacle multimédia Bernadette et une production qui soulignera le 80e anniversaire du débarquement de Normandie.


Les billets pour Annie seront mis en vente vendredi.

« On ne va pas dire “pauvre Edgar”... »  

Serge Denoncourt
Photo d'archives
Serge Denoncourt

Serge Denoncourt a été soulagé par les nombreux commentaires positifs qu’il a reçus à la suite de sa lettre dans La Presse. Il a raconté avoir lui-même subi des attouchements de la part d’Edgar Fruitier, dans la foulée de la condamnation récente à six mois de prison de l’homme de théâtre de 91 ans pour des crimes sexuels.

« Je suis soulagé que les gens m’aient entendu pour les bonnes raisons », dit celui qui a pris la plume surtout parce qu’il sentait un courant de sympathie pour Edgar Fruitier.

« C’est ça qui m’énervait. C’est sûr qu’à l’époque que ça s’est fait, c’était permis, on laissait faire, mais en 2021, on ne va quand même pas dire “pauvre Edgar”. Ça me mettait mal à l’aise. »

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