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La Saskatchewan, nouvelle nation au Canada?

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe
Photo d'archives, AFP Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe

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Il n’y a pas que l’Alberta qui est en quête d’une plus grande autonomie: sa voisine, la Saskatchewan, semble connaître sa propre poussée d’autonomisme. Prenant exemple sur le Québec, le premier ministre est allé jusqu’à dire que la province «doit être une nation dans une nation».

C’est ce qu’a lancé Scott Moe mardi sur les ondes du Roy Green Show, une émission diffusée à travers le Canada anglais par le réseau de «Global».

«À ce stade-ci, nous sommes plus comme une nation à l’intérieur du Canada. Je crois que le Québec a demandé à être reconnu de cette façon, et je crois que l’on va voir des provinces comme la Saskatchewan se poser le même genre de questions», a-t-il dit.

«La Saskatchewan va commencer à faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire valoir notre autonomie, pour mettre en valeur nos muscles provinciaux», a ajouté M. Moe.

Sa déclaration fait suite au congrès du Saskatchewan Party tenu en fin de semaine, au cours duquel les délégués ont exprimé leur frustration par rapport à la direction prise par le gouvernement fédéral sur le plan des changements climatiques et de la transition énergétique.

En effet, la question de l’énergie est centrale dans cette prise de position: si l’Alberta reste la principale province pétrolifère au pays, la Saskatchewan se classe au deuxième rang. Autant dire que l’extraction et l’extraction de combustibles fossiles y jouent un rôle économique de premier plan.

Il faut toutefois souligner la dissension entre la province et le fédéral dépasse la question énergétique.

Le Saskatchewan Party s’est entendu pour réclamer plus d’autonomie dans d’autres secteurs, incluant la sécurité et la police, les pouvoirs de taxation, l’immigration, les armes à feu ainsi que les relations internationales.

C’est la première fois que des sentiments autonomistes s’expriment aussi clairement dans la province des prairies. À ce chapitre, elle se fait l’écho de l’Alberta de Jason Kenney, qui s’est souvent servi de la différence québécoise pour arguer en faveur d’une plus grande autonomie par rapport à Ottawa.