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Taux de participation anémique: le vote électronique envisagé pour les élections de 2025

Le gouvernement provincial cherche ainsi à hausser la participation

Andree Laforest
Photo d'archives, Agence QMI La ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, en juin 2020.

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Devant les taux de participation anémiques observés dans les différentes municipalités du Québec, le gouvernement Legault songe plus que jamais à la possibilité d’offrir le vote électronique à compter des élections de 2025. 

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« Je pense que ce serait une bonne évolution, on est rendu là, a soutenu la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, lors d’une entrevue avec notre Bureau parlementaire. [...] Tous les partis l’ont demandé. On ne se met pas la tête dans le sable, on veut augmenter le taux de participation. »

Les échanges amorcés à ce sujet en début d’année avec le directeur général des élections du Québec vont d’ailleurs se poursuivre, a assuré Mme Laforest. 

S’il était jugé « prématuré » d’offrir le vote électronique à temps pour les élections municipales de 2021, en pleine pandémie, il lui apparaît tout à fait réaliste de viser 2025, en prenant le temps de régler les enjeux de confidentialité. 

Plusieurs villes affichaient hier de faibles taux de participation aux élections, comme Laval avec 28 % (36 % en 2017), Montréal avec 38 % (42,5 % en 2017) et Québec avec 45 % (51 % en 2017).

La ministre estime cependant qu’il faut regarder au-delà du seul vote électronique pour expliquer les taux de participation « décevants » enregistrés dimanche. 

  • Écoutez l'entrevue de Benoît Dutrizac avec Andrée Laforest sur QUB radio:

Autres causes

« Deux élections de suite, c’est peut-être beaucoup pour les citoyens », a observé Mme Laforest, en faisant référence aux élections municipales, qui ont été précédées par les élections fédérales. 

Pour Philippe Dubois, doctorant en science politique spécialisé en politique municipale à l’Université Laval, rien n’indique que le vote électronique augmenterait la participation au scrutin municipal. La littérature scientifique pointe plutôt vers d’autres facteurs.

« Je n’ai pas vu d’étude qui dit que le mode de votation semble être un des freins majeurs. [..] Ce qui semble expliquer l’abstention au municipal, c’est entre autres qu’il y a aussi beaucoup de gens qui n’ont pas l’impression d’avoir en main toute l’information qui leur permet de faire un choix éclairé. »

Daniel Côté, président de l’Union des municipalités du Québec, croit qu’il faut davantage faire comprendre l’impact du rôle des villes dans la vie des gens pour susciter leur intérêt.

« Quand on va réussir à faire rentrer ça dans les mœurs, je fais le pari qu’on aura davantage de gens qui iront voter. »

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