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L’heure est aux préparatifs

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Alors que la nature nous donne des signes avant-coureurs de l’hiver qui approche, les bénévoles de tous les clubs de quad travaillent à la préparation des sentiers.

« La saison est vraiment en préparation présentement, d’expliquer le chargé des projets spéciaux de la Fédération québécoise des clubs quad, monsieur Danny Gagnon. Les bénévoles sont en train de vérifier leurs sentiers, surtout dans le cas des clubs d’hiver. Il faut comprendre que pour un club qui opère l’été, les bénévoles peuvent entretenir leurs sentiers régulièrement, ce qui n’est pas le cas des portions de sentiers qui ne fonctionnent qu’en hiver. »

Ce n’est pas le travail qui manque pour les bénévoles. 

« Il y a vraiment beaucoup de travail comme couper les branches et nettoyer le sol. Il faut installer de nouveau la signalisation à la grandeur de ces sentiers d’hiver parce qu’à chaque printemps, il faut la retirer. Aussi, en hiver, on circule souvent dans les champs. Il faut donc procéder à l’installation des fameux poteaux bleus. Ces balises permettent de pouvoir se repérer et nous assurent de toujours être dans un sentier de quad. La couleur rouge est réservée pour les sentiers de motoneige. Alors, pour un novice qui se lance à l’assaut des sentiers, en suivant les balises bleues, il ne peut pas se tromper. Dans tous les endroits qui sont dégagés, les clubs ont l’obligation d’installer ces balises afin de permettre aux quadistes de pouvoir bien se diriger. »

D’AUTRES VÉRIFICATIONS IMPORTANTES

En plus de procéder à l’installation de la signalisation, les bénévoles doivent prendre le temps de constater l’état des infrastructures sur les sentiers.

« On est aussi en train de revisiter l’ensemble des ponts et des infrastructures. Il se peut donc que des ponts soient à refaire. En période hivernale, nous circulons sur des terres privées, à 90 % du réseau je dirais, beaucoup plus sur la rive sud du fleuve, en Montérégie ou en Chaudière-Appalaches par exemple. Là les clubs doivent rebâtir le réseau qui est éphémère. Ça recommence chaque hiver. »

Les bénévoles sont à l’œuvre pour vous redonner des sentiers hivernaux de grande qualité.
Photo courtoisie Karl Tremblay
Les bénévoles sont à l’œuvre pour vous redonner des sentiers hivernaux de grande qualité.

Pour arriver à faire tous ces travaux, les membres des clubs doivent utiliser de la machinerie qui elle aussi demande de l’entretien.

« Il y a la vérification de toute la machinerie d’entretien que les bénévoles utilisent. Il faut penser à la mécanique, aux grattes, tout ce qui est nécessaire pour arriver à créer le réseau de sentiers. Vraiment, on peut dire que c’est une période intensive dans le but d’être prêts pour le début de la saison hivernale. »

DES INFRASTRUCTURES PLUS COÛTEUSES

Pour réussir à offrir un réseau sécuritaire, les clubs doivent souvent investir des sommes d’argent importantes dans des infrastructures très coûteuses.

« Aujourd’hui, un club qui a un pont à réparer pourra dépenser facilement 10 000 $ ou 15 000 $. S’ils doivent faire un pont neuf, selon les nouvelles normes, ils devront débourser facilement 100 000 $. On parle ici d’un pont d’à peine 30 pieds. Les normes sont devenues ardues pour les bénévoles. C’est pour cette raison que nous avons des agents de liaison qui sont là pour les aider à se démêler dans ce dédale de formulaires. »

Tous ces travaux ne seront certainement pas inutiles surtout si on se fie au nombre d’amateurs qui deviennent membres chaque jour de la FQCQ.

« La prévente des droits d’accès a atteint plus de 20 000 membres. Nous devrions finir avec environ 56 000 membres lorsque la saison débutera officiellement. »

RATIONALISER LE KILOMÉTRAGE DE SENTIERS

Au fil du temps, le réseau de sentiers a augmenté de façon importante. Maintenant, la FQCQ veut faire l’examen de la situation pour arriver à rationaliser le réseau.

« Nous sommes en train de revoir le dossier des sentiers afin d’en arriver à réduire le nombre de kilomètres parce qu’en bout de piste, le problème du financement est bien présent. Nous voulons que les clubs membres aient plus d’argent pour faire l’entretien du réseau. Nous sommes rendus à devoir réfléchir très sérieusement à cette réalité. Lorsqu’un club augmente les kilomètres de sentiers sur son territoire, très souvent, le financement ne suit pas. Nous sommes à travailler sur la formation d’un comité de sentiers. Il n’est pas rare qu’à chaque saison, on assiste à une augmentation de 6 % du réseau de la part des clubs. Si on travaille sur la base de 20 000 kilomètres pour l’ensemble du réseau, cette augmentation représente 1200 kilomètres par année. Dans les faits, cela représente une baisse importante sur le financement disponible pour l’ensemble des clubs. »