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Le PDG d’Air Canada dit qu’il a commencé son apprentissage

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Le grand patron unilingue d’Air Canada, Michael Rousseau, a commencé à apprendre la langue officielle du Québec « avec un professeur personnel », a-t-il assuré hier dans une lettre transmise à ses employés.

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« Je réitère mes plus sincères excuses, particulièrement à mes collègues, pour ne pas avoir démontré plus de sensibilité à l’égard de l’importance de parler français au Québec », a expliqué Michael Rousseau sur la sellette.    

  • Écoutez la rencontre Foisy-Robitaille avec Philippe-Vincent Foisy, Antoine Robitaille et Benoit Dutrizac sur QUB radio:   

Nombre record de plaintes

Lundi, Le Journal soulignait que l’allocution en anglais du PDG d’Air Canada a suscité le nombre record de 2000 plaintes, un sommet en 35 ans au Commissariat aux langues officielles.

Le même jour, la numéro deux du gouvernement Trudeau, la vice-première ministre Chrystia Freeland, avait réclamé au conseil d’administration d’Air Canada que le PDG unilingue soit évalué sur sa capacité à apprendre le français.  

  • Écoutez Yves Daoust, directeur de la section Argent du Journal de Montréal et du Journal de Québec, dès 4 min, sur QUB radio:    


Le CA se mouille

Hier, le président du conseil d’administration d’Air Canada, Vagn Sørensen, est sorti de son mutisme en réagissant à la tempête linguistique.

« Nous avons discuté avec M. Rousseau de nos préoccupations au sujet des événements et nous sommes convaincus qu’il consacrera tous les efforts nécessaires à notre objectif de promouvoir l’utilisation du français au sein de l’entreprise », a-t-il soutenu.

C’est Le Journal de Montréal qui a d’abord révélé, le 1er novembre dernier, que le transporteur Air Canada, assujetti à la Loi sur les langues officielles, avait décidé de prononcer son premier grand discours au Québec en anglais.

– Avec la collaboration de l’Agence QMI

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