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PSPP n’a pas le choix

Quebec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon

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Catherine Fournier a donc été élue à titre de mairesse de Longueuil, libérant du même coup la circonscription provinciale de Marie-Victorin où des élections partielles devront être tenues au plus tard dans les six prochains mois.

C’est donc une opportunité pour le chef du Parti Québécois de se faire élire à titre de député, lui qui a été élu comme chef du PQ il y a plus d’un an maintenant.

C’est d’ailleurs plus qu’une opportunité, c’est une obligation morale pour lui que de chausser ses patins et de sauter sur la glace. Autrement, quelle crédibilité aura-t-il?   

  • Écoutez Yasmine Abdelfadel et Dominic Vallières au micro de Philippe-Vincent Foisy sur QUB radio:   

Donner l’exemple

PSPP se trouve donc à devoir faire preuve de responsabilité et de démontrer à ses militants, ses députés et ses sympathisants qu’il est en mesure de rejoindre la population, d’autant plus que cette circonscription s’inscrit dans une longue tradition péquiste. Il pourrait donc se présenter devant un électorat lui étant théoriquement favorable et de prendre donc un pari calculé.

En se faisant élire à Marie-Victorin, le chef péquiste pourra jouer son plein rôle de chef de la troisième opposition et s’adresser directement au gouvernement, au Salon bleu. Il s’agit également d’une opportunité pour se faire connaître, lui qui souffre d’un grand déficit de notoriété, un déficit qui sera certainement un obstacle lors des prochaines élections générales.

Aucune excuse

Je ne vois aucune excuse ou justification valables pouvant expliquer un refus de M. Plamondon de porter les couleurs du PQ lors des prochaines élections partielles. À moins de craindre de perdre, ce qui n’augure rien de bon pour les élections générales, M. Plamondon devra attirer des candidats, idéalement vedettes, au courant de la prochaine année en vue du suffrage de 2022. Comment pourra-t-il les convaincre de se joindre au PQ lorsque lui-même n’a pas le courage de se présenter... à Marie-Victorin!

Quelle crédibilité aura-t-il à critiquer le gouvernement lors des prochaines élections générales, lorsqu’il sillonnera le Québec, alors qu’il a fuit ses responsabilités de chef parlementaire et a déserté les travaux de l’Assemblée nationale par peur de perdre.

Si Monsieur Plamondon ne se présente pas, s’il souhaite demeurer un observateur passif de la joute politique, commentant de temps à autre le match, il devra peut-être penser à militer bénévolement au PQ plutôt que d’en devenir le chef.