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Le patron de SNC-Lavalin prépare un discours in English as well

Il imitera Michael Rousseau lundi prochain

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Vivant au Québec depuis sept ans, Ian L. Edwards, patron d’un des fleurons du Québec inc., SNC-Lavalin, s’apprête lui aussi à s’adresser presque totalement en anglais quelques jours après la tempête linguistique créée par le PDG d’Air Canada, Michael Rousseau. 

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M. Edwards va livrer son discours devant un parterre de gens d’affaires du Cercle canadien, lundi prochain, sur les transformations de la firme d’ingénierie, au centre de plusieurs affaires de corruption lors des dernières années.  

  • Écoutez l'entrevue de la députée de Québec Solidaire, Ruba Ghazel avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:  

Mais en raison de l’affaire Rousseau, qui continue de secouer le milieu des affaires, le patron a aussi l’intention d’aborder directement les questions reliées à son unilinguisme anglais, a-t-on appris de sources sûres. 

Il est à noter qu’il y aura cependant une traduction simultanée pour les gens présents lors de l’événement.   

Des cours infructueux

Contactée par Le Journal, SNC-Lavalin confirme que son dirigeant a encore beaucoup de difficultés à parler français même s’il demeure dans la métropole depuis 2014 et qu’il s’agit d’un enjeu depuis plusieurs années. 

« Il a d’abord suivi des cours en 2016, mais les résultats n’ont pas été concluants. Toutefois, il a récemment repris des cours privés en ce sens », a écrit le porte-parole Harold Fortin dans un courriel envoyé au Journal.  

« Conscient et respectueux du fait que le français est la langue officielle du
Québec et à titre de président et chef de la direction de SNC-Lavalin,
M. Edwards s’engage à redoubler d’efforts pour améliorer sa connaissance du français au mieux de ses capacités », a poursuivi le porte-parole. 

La Caisse de dépôt et placement du
Québec, qui est le plus important actionnaire de l’entreprise et qui avait dénoncé les propos de Michael Rousseau, n’a pas souhaité s’exprimer au sujet de l’unilinguisme du patron. 

« Nous n’avons pas l’intention de commenter ce débat au cas par cas », a souligné le porte-parole Maxime Chagnon.  

  • Écoutez la rencontre Dutrizac-Dumont au micro de Philippe-Vincent Foisy sur QUB Radio:   

SNC-Lavalin, moins québécoise ?

Britannique d’origine, M. Edwards dirige l’entreprise depuis 2019 et il avait remplacé son compatriote Neil Bruce, lui aussi unilingue anglophone. 

Depuis des années, plusieurs sont inquiets de voir le Québec perdre son influence au sein de SNC-Lavalin.  

Actuellement, six des 13 plus hauts dirigeants de SNC-Lavalin, soit 46 %, habitent au Québec. Cette proportion atteignait 72 % lors des dernières années. 

D’autres se sont montrés préoccupés de l’avenir du siège social à Montréal alors que l’entreprise s’est engagée à le maintenir ici, mais jusqu’en 2024. 

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