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Assemblée nationale: l’utilisation du terme «complotiste» ne sera plus tolérée

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Après une série d’échanges acrimonieux sur l’état d’urgence sanitaire, le président de l’Assemblée nationale, François Paradis, a tranché : les élus ne pourront plus se traiter de « complotiste » au Salon bleu.

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« Je ne veux plus réentendre ce terme de la part de quiconque parmi les députés », a prévenu M. Paradis, au terme de la période des questions.    

  • Écoutez l’entrevue avec Jean-Pierre Charbonneau, ancien président de l'Assemblée nationale de 1996 à 2002 au micro de Benoit Dutrizac sur QUB radio :

Un peu plus tôt, à l’instar des autres partis d’opposition, le député libéral de LaFontaine, Marc Tanguay, a répété qu’il était injustifié, pour le gouvernement, de renouveler l’urgence sanitaire, comme l’a encore fait le Conseil des ministres, aujourd'hui.

En répliquant, le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, a rappelé que la pandémie frappe encore, partout dans le monde.

« Le Québec fait partie de la planète Terre. [,,,] Est-ce que le député de LaFontaine nie cette réalité-là ? Est-ce qu’il croit que c’est un complot ? Est-il un complotiste ? » a soulevé M. Jolin-Barrette.  

« C’est une attaque complètement injustifiée qui mérite des excuses », a aussitôt réagi le leader parlementaire de l’opposition officielle, André Fortin.

Excuses

M. Fortin est d’ailleurs revenu à la charge une fois les hostilités en chambre terminées, en réclamant que le mot « complotiste » soit ajouté au lexique des propos non parlementaires, autrement dit, à la liste des mots interdits. 

Talonné par les journalistes à sa sortie du Salon bleu, M. Jolin-Barrette a raconté qu’il venait de contacter M. Tanguay sur son téléphone mobile. « Je lui ai offert mes excuses », a-t-il dit.

Vérification faite, toutefois, le terme « complotiste » « n’a pas été ajouté à la liste » des propos non parlementaires, a confirmé Béatrice Zacharie, conseillère en communication et relations médias à l’Assemblée nationale.  


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