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Une saison signée Ohtani et Guerrero fils

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Photo d’archives Vladimir Guerrero fils et Shohei Ohtani étaient côte à côte au premier but lors d’un match au Angel Stadium, le 10 août.

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La saison 2021 nous a permis de vivre des exploits inoubliables, voire même historiques, de certaines équipes et des performances exceptionnelles de plusieurs joueurs. 

Débutons avec les équipes. Personne, mais personne, pas même le plus grand expert de baseball, n’aurait prévu la saison que les Giants de San Francisco ont connue. Ils ont dominé le baseball majeur avec leurs 107 victoires.

À Toronto, c’est une campagne exceptionnelle remplie de rebondissements qui s’est terminée pour les Blue Jays, à un match de retard pour une participation aux séries.

Et finalement, le scénario digne d’un film d’Hollywood avec la victoire des Braves d’Atlanta en Série mondiale pour conclure la campagne. 

Faire saliver Babe Ruth

Les amateurs se sont gavés des performances signées par Shohei Ohtani et Vladimir Guerrero fils. Ohtani, qui évolue avec les Angels, a connu une saison comme jamais un autre joueur de l’histoire du baseball n’a pu connaître. Il est le seul lanceur à avoir frappé au moins 10 coups de circuit et retiré 100 frappeurs au bâton dans la même saison. Des chiffres qui font sûrement saliver Babe Ruth au firmament, lui qui a aussi été lanceur.

Le Japonais est le premier frappeur de l’histoire de la Ligue américaine à claqué 45 circuits, réussir 25 buts volés et plus de 100 points marqués dans une saison.

De son côté, le jeune joueur vedette des Blue Jays, Vladimir Guerrero fils est sur un pied d’égalité avec Salvador Perez, des Royals de Kansas City au chapitre des coups de circuit, avec 46 chacun.

Qui est le joueur par excellence de la Ligue américaine ? Les chiffres de Shohei Ohtani le favorisent. Il y a aussi le joueur de deuxième but des Blue Jays, Marcus Semien, qui vient de s’ajouter à la liste des trois finalistes, dont « Vlad Jr. » fait partie.

Les grands gagnants sont les partisans de baseball qui ont été témoins des exploits hors du commun de ces trois joueurs cette saison.

La nouvelle convention 

Les négociations de la nouvelle convention collective entre l’Association des joueurs et les propriétaires du baseball majeur s’annoncent ardues. Depuis 1972 en huit occasions, cinq grèves par les joueurs et trois lockouts décrétés par les propriétaires ont paralysé les camps d’entraînement ou une saison de baseball.

Le litige du premier conflit, en 1972, a été le fonds de pension des joueurs alors que la saison a débuté avec deux semaines de retard.

Le salaire minimum cette année-là était de 13 500 $ et la moyenne salariale se chiffrait à 34 092 $. Le légendaire joueur des Red Sox de Boston, Carl Yastrzemski était le plus haut salarié du baseball avec 167 000 $.

En analysant la situation froidement, donnons raison aux joueurs. 

Masse salariale en 2021

En 2021, le salaire minimum était de 570 500 $ alors que le salaire moyen était de 4,17 millions $, une baisse de 4,8 % de la saison 2019.

L’un des meilleurs joueurs Mike Trout trône au haut de la liste avec des gains de 37,1 M$ pour la saison qui vient de se terminer.

Si les négos de la prochaine convention collective sont interrompues par un lockout ou une grève, il y a de fortes chances que la grogne s’installe chez les partisans et qu’ils tournent le dos au baseball.

Partisans pris en otage

Revenons au conflit de 1994, que les partisans des Expos n’ont pas encore digéré. La majorité des deux groupes de millionnaires, à savoir les propriétaires et les joueurs, n’étaient pas présents à la table des négociations.

À la suite de cet arrêt des activités, la hausse des salaires n’a jamais ralenti et le baseball majeur a vécu les pires périodes de son histoire avec des joueurs surpris à consommer des stéroïdes.

Des joueurs ne seront pas admis au Temple de la renommée, des records fracassés seront mis en doute sans oublier que l’intégrité du baseball a été ébranlée.

Les joueurs et les propriétaires ne peuvent pas prendre encore une fois les partisans en otage.

Avec un brin d’humour, permettez-moi d’ajouter que le réputé « Négociateur » Claude Poirier n’est pas disponible pour la prochaine session de négos entre proprios et joueurs !