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La CAQ doit laisser le champ libre à PSPP

La CAQ doit laisser le champ libre à PSPP
Photo Stevens Leblanc

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À travers la province, dimanche soir, les observateurs de la scène politique municipale se sont réjouis de la victoire de Catherine Fournier à la mairie de Longueuil.

On peut imaginer que le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre-Plamondon, n’a pas partagé cette excitation.

Car cette élection le place devant le dilemme de Marie-Victorin. Un choix déchirant à quelques mois de la prochaine élection générale.

Le chef péquiste refuse toujours de nous dire ce qu’il va faire. Il dit qu’il a une « stratégie dans Marie-Victorin... Ils m’ont dit de ne pas vous le dire si vous me posiez la question. »

On a hâte de voir ça !

Définir ton adversaire

Depuis le début de la session parlementaire automnale, on voit que la CAQ aime bien que Québec solidaire soit vu comme étant « l’opposition officielle » au Salon bleu.

Pour le parti gouvernemental, c’est l’idéal d’avoir QS comme principal adversaire. C’est facile pour la CAQ de montrer le contraste avec les solidaires et de laisser le PLQ et le PQ dans l’ombre.

Cependant, en permettant à Paul St-Pierre-Plamondon de faire son entrée à l’Assemblée nationale, François Legault pourrait débattre avec lui avant le rendez-vous électoral.

Ainsi, le premier ministre pourrait définir son adversaire dès maintenant. De plus, la CAQ a tout intérêt à ce que PSPP reste le chef du Parti Québécois.

Le PLQ donne le ton

Le gouvernement a six mois pour déclencher la partielle dans Marie-Victorin. Espérons que M. Legault ne va pas attendre trop longtemps.

Les électeurs de cette circonscription méritent d’avoir un représentant rapidement.

Idéalement, Mme Fournier aurait démissionné avant le début de la campagne municipale, mais elle en a décidé autrement et la population ne lui en a pas tenu rigueur dimanche.

On sait que le PLQ va laisser le champ libre à PSPP, la CAQ doit faire la même chose à son tour.