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Les patrons invités à parler français par le gouvernement Legault

Assemblé SNC Lavalin
Photo d'archives, Chantal Poirier Le grand patron de SNC-Lavalin, Ian L. Edwards

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Dans la foulée de l’affaire Michael Rousseau, Québec croit que les grands patrons unilingues anglophones, comme le PDG de SNC-Lavalin, Ian L. Edwards, devraient s’adresser à leur auditoire en français. 

• À lire aussi: Le patron de SNC-Lavalin prépare un discours in English as well

Mercredi, Le Journal révélait que le plus haut dirigeant de la firme d’ingénierie allait prononcer un discours presque uniquement en anglais, lundi prochain. 

Bien conscient du contexte créé par l’électrochoc provoqué par le patron d’Air Canada, M. Edwards voudrait améliorer son français et a repris des cours, a confirmé son porte-parole mercredi. 

Mais en attendant, le dirigeant devra vraisemblablement faire son discours presque totalement en anglais.  

« C’est une question de respect. Il s’agit d’une marque de respect de s’adresser à la communauté d’affaires du Québec dans sa langue officielle, le français. Ce message s’adresse évidemment à tous les dirigeants d’entreprises », a déclaré le cabinet du ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, dans une déclaration écrite. 

Selon le gouvernement, le projet de loi 96 « envoie un signal très clair que la langue du travail au Québec, c’est le français ». 

Insuffisant, disent QS et le PQ

Mais pour la députée solidaire Ruba Ghazal, ce n’est pas suffisant. Cette dernière voulait faire adopter une motion afin que l’Assemblée nationale convoque les dirigeants des grandes entreprises pour dresser le portrait de l’utilisation du français. Mais la motion a été rejetée. 

« C’est beau s’indigner, et après on doit passer à l’action », a-t-elle soutenu en entrevue au Journal

Selon elle, le gouvernement a un double discours et ne s’attaque pas aux grands patrons unilingues. 

« Le projet de loi n° 96 exige que les immigrants sachent parler français dès qu’ils descendent de l’avion. Mais pour ce qui est des entreprises, il ne leur demande presque rien », s’est-elle désolée à l’Assemblée nationale. 

« Des patrons qui parlent juste anglais, il y en aura tant et aussi longtemps qu’on n’adopte pas des mesures musclées pour contrer le déclin du français, et le projet de loi 96, ça n’y changera rien », a pour sa part indiqué le député péquiste Pascal Bérubé.

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